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lettre d'information
 

Réunion de rentrée de l'UDF du Rhône

 

Lundi 10 octobre à 20h00, les parlementaires UDF du Rhône avaient convié tous les militants pour une réunion de rentrée à Grézieu-la-Varenne, commune dont le maire est Yves HARTEMANN, UDF.
Plus de 160 militants de tous le département avaient répondu à l'invitation




Michel MERCIER, Sénateur et Président de la Fédération, Anne-Marie COMPARINI, Députée , Claire Gibault, Députée européenne de Lyon, et Muguette DINI, Sénatrice, ont tout à tour présenté leur analyse de la situation de la France en cette rentrée 2005 et les grands dossiers qui les attendaient dans leur assemblées respectives.

Puis ils ont répondu aux nombreuses questions de la salle concernant tant la réforme fiscale, le projet de loi sur la vente à la découpe dans l'immobilier, la position de l'UDF, les négociations d'adhésion avec la Turquie ....




Anne-Marie COMPARINI a souhaité évoquer trois points :

Trois remarques pour expliquer l’activité des députés UDF et apporter des réponses aux questions que vous vous posez : sont-ils passés dans l’opposition ? Pourquoi font-ils entendre leurs voix ?

1. D’abord, et ce n’est pas une lapalissade, nous faisons notre travail de député.
Nous jugeons sur pièce : lorsque le gouvernement propose de bonnes décisions, nous sommes à ses cotés, nous les votons ; lorsqu’il ne va pas assez loin dans la réforme, cas de la sécurité sociale, ou qu’il n’apporte pas la bonne réponse à un bon constat, cas de la réforme de l’impôt sur le revenu, nous le disons. Au fond, quoi de plus naturel pour un parlementaire que d’être le porte parole des français, de leurs inquiétudes, incompréhensions et attentes, et de vouloir aider notre pays au moment où il n’a jamais été aussi endetté et son système social aussi vulnérable.
Qui pourrait nous le reprocher ?
Pas ceux qui élection après élection, trouvent le lien cassé entre la classe politique et les citoyens! La « bipolarisation » porte en elle le risque de réduire l’expression politique et de nuire au débat, accroissant ainsi l’image d’élus éloignés de la société.
Ni les classes moyennes pour lesquelles nous disons depuis plusieurs mois qu’il faut prendre en compte leurs inquiétudes face aux délocalisations, à l’absence de perspectives pour leurs enfants et à la stagnation du pouvoir d’achat.
Ni les PME PMI, grandes oubliées des textes législatifs, alors qu’elles concentrent tous nos espoirs de création d’emplois.
Ni ceux enfin qui attachés à la tradition française de solidarité envers les plus faibles, ne peuvent se satisfaire d’un régime de retraite qui est aujourd’hui dans le rouge et d’un régime de santé qui reporte sans cesse à demain la facture.
En fait c’est la pratique démocratique que nous défendons. Il n’aura échapper à personne que c’est une des caractéristiques de l’UDF !

2. Ensuite notre jugement n’est pas sans raison ! Notre critique n’est pas gratuite. Ne tombez pas dans le piège de ceux qui veulent, à droite comme à gauche, banaliser la démarche de l’UDF. Tout le monde peut constater- il suffit de lire la presse et d’écouter les meilleurs experts- que la France s’enfonce et vit un moment difficile, dur.
Son rang est abaissé au plan européen, cf. les négociations sur la Turquie
Sa position économique est affaiblie : consommation, investissements et exportations sont en panne,
Ses finances publiques explosent : la dette française en 2004 est la plus élevée d’Europe (1,9% du PIB contre 0,4%)
Les inégalités nées du chômage persistant ont brisé une génération et pénalisé les classes moyennes,
Et la « passion de l’état » bien française a empêché le notre de se réformer. Depuis vingt ans, ce ne sont que des mesures à la marge qui sont adoptées et ajoutées les unes après les autres mais qui ne nous font pas sortir du cercle vicieux (chômage, pessimisme, investissement insuffisant).

3. Notre jugement s’accompagne de perspectives. Nous les avons. Ceux qui étaient aux universités d’été ou qui ont lu l’intervention de F. Bayrou à Giens, le savent.
Sa méthode d’action se différencie des modes de pensée des 20 dernières années où, alternance après alternance, les illusions ont précédé une accumulation de désillusions parce que les racines profondes du mal français n’ont pas été attaquées. » Rien de plus naturel à dire et comprendre : nos systèmes conçus dans les années 50, sont maintenant obsolètes.
Elle est au service d’une vision équilibrée. Oui, nous sommes bien dans une économie de marché. Nous ne pouvons faire autrement que d’appartenir à notre temps. Rien ne sert de faire l’autruche, la tête dans le sable. Mais soyons des modernes vigilants : la dimension sociale est nécessaire et elle est possible si nous savons participer au monde de compétition et alors dégager les moyens d’une réelle solidarité.
Ses choix prennent à bras le corps les problèmes,
Rompre avec l’étau qui étouffe le travail, seul tenu de payer la solidarité ;
Retrouver par la simplification des aides, un système de solidarité qui accompagne et ne marginalise pas, tous ceux qui font des efforts d’insertion ;
Réduire le décalage entre les citoyens et la vie publique par la renaissance du fonctionnement démocratique de nos institutions qui ont atteint un état de déséquilibre total que révèle d’ailleurs l’effacement du parlement.
Les exemples ne manquent pas. L’endettement du pays, c’est parce que le Parlement en a peu parlé qu’il a pu croître sans que les français, premiers frappés, en soient informés. Comme l’adhésion de la Turquie, rappelez vous le parlement n’a même pas été autorisé à donner son avis sur cette transformation importante de la construction européenne. Ou encore, le dernier plan pour l’emploi adopté par ordonnance, ce qui veut dire que le Parlement a renoncé à légiférer sur une matière principale : l’emploi. Je vous ai donné ces exemples pour vous montrer que le rôle des députés ne peut se réduire à soutenir un gouvernement, selon un mode corporatiste. Le Parlement a trois rôles : faire la loi, contrôler le gouvernement, organiser le débat. C’est ainsi dans toutes les démocraties modernes, efficaces. Et d’ailleurs cela se comprend. Sans fonction parlementaire reconnue, le débat ne peut se développer et la vérité des faits, apparaître. Personne ne gagne à éluder le débat ! Ni les français, ni le parti majoritaire, ni le gouvernement. On ne réforme pas un peuple contre lui-même.
Je le dis avec force parce que cette situation n’est pas nouvelle. C’est le fait du mode de scrutin qui donne quelque soit le gouvernement, des majorités monolithiques. Quelle est au cœur du mal français.

Vous aurez tous compris. Un tel projet dépend de l’adhésion qu’il rencontre. Le débat est donc essentiel. Nous devons y contribuer à Paris mais aussi à Lyon.


La soirée s'est terminée autour d'un buffet convivial.

Pour en savoir plus, lire le compte-rendu intégral sur le site de l'UDF du Rhône

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