Anne-Marie COMPARINI participait hier -mardi 30 novembre- à l'inauguration des nouveaux bâtiments du Lycée "Aux Lazaristes" (à Lyon 5ème), en présence de nombreux élus, responsables diocésains et de son Eminence le Cardinal Philippe BARBARIN.
Après la bénédiction, Anne-Marie COMPARINI, avec le Cardinal BARBARIN et Gérard Collomb, ont officiellement célébré l'inauguration.
Dans son intervention Anne Marie COMPARINI, a rappelé l'importance de l'enseignement supérieur privé et catholique.
"Monsieur le Cardinal, Monsieur le Supérieur général, Messieurs les directeurs,
Je suis heureuse de participer avec l’ensemble de vos invités à l’inauguration des nouveaux locaux des "Lazaristes" et je ne vous cacherai pas que cette inauguration est pour moi, un moment de fête.
Un moment de fête et ce, pour deux raisons fondamentales.
D’abord parce que j’ai toujours considéré que
la formation est l’un des plus beaux dossiers, l’une des plus belles missions qui puissent être confiés aux hommes.
Former, c’est permettre à chaque jeune - comme le disait monsieur le Supérieur général - de s’épanouir et à partir de savoir et savoir faire, de construire sa personnalité. Or, la personnalité c’est important dans le monde d’aujourd’hui : elle permet de faire la différence.
Former, c’est contribuer à élever les connaissances de toute la population. Pour des avancées personnelles. Mais aussi pour des avancées collectives et à Lyon, nous le savons bien. François Perroux l’avait dit si justement : la compétitivité - ou en mots plus simples la croissance, le développement d’une ville, d’un pays- n’est pas qu’affaire de techniques, elle est globale et s’enrichit des compétences du plus grand nombre.
Former, c’est enfin l’une des cartes maîtresses pour l’emploi dans l’économie actuelle du savoir et des connaissances.
Moment de fête encore et surtout, parce que
la Formation est porteur de Sens, tant elle permet d’asseoir sur des bases solides la liberté de pensée, de paroles et de croyances.
Ces libertés marquent au plus profond notre Pays. Voila pourquoi il est important que tous ceux qui sont des passeurs vers ces libertés, et la communauté des Lazaristes en fait parti, soient reconnus et respectés. Voila pourquoi l’ancienne opposition enseignement public –enseignement privé doit faire place à la recherche d’une égalité de traitement.
Dans cette perspective je me félicite que la sphère publique puisse soutenir l’enseignement privé en général et l’enseignement catholique en particulier.
Ainsi les moyens financiers de la région n’ont pas manqué pour moderniser les locaux et les rendre plus adaptés aux nouveaux modes d’enseignement. La société bouge et il est normal de soutenir l’éducation elle aussi en mouvement au bénéfice des jeunes et de leur insertion dans la vie professionnelle.
Ainsi l’inscription à l’assemblée nationale le 8 décembre d’un texte permettant de remédier à une situation d’inégalité évidente des enseignants du privé face à la retraite. Voila deux fois en deux ans que le groupe auquel j’appartiens, pose le problème. J’espère que la 3ème sera la bonne.
Ainsi la nécessité pour l’enseignement supérieur privé d’avoir les moyens d’agir sur le long terme. La réponse du ministre à une question que je lui posais il y a quinze jours, sur la mise en place de contrat pluri annuel avec l’enseignement supérieur privé comme cela se pratique déjà avec les universités, laisse espérer une bonne avancée dans ce domaine.
J’ai tenu à faire ce rapide point plein d’espérance et surtout dans les moments que nous vivons et où nous n’entendons que bruits de conflits et risques d’insécurité de par le monde.
Nous montrons au contraire et singulièrement que l’apaisement, la défense des compétences et talents sont des biens précieux - des bijoux- que nous avons en partage et que nous devons sans cesse protéger et améliorer.
Il y a deux cents ans aujourd’hui que les frères des écoles chrétiennes sont installés à LYON. Leur réussite est exemplaire. Aussi en souhaitant aujourd’hui que les vents soient très favorables à tous ceux qui apprennent, travaillent et vivent aux Lazaristes, c’est avec l’espoir que vous continuiez sur le même chemin.