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Anne-Marie Comparini : « réformer, c’est agir »

 

Gérald Prévost
Le Progrès du 20 juin 2003


La députée Anne-Marie Comparini a invité le porte parole de l’UDF à l’Assemblée nationale, à venir débattre des questions d’actualité.

La réunion anniversaire et le débat ont tenu leurs dans la jolie salle de l’Embarcadère où la famille UDF – près de 200 personnes – était bien représentée.

«La bleue», comme elle se définit, a parlé de cette première année, de cette expérience nouvelle. Pour autant Anne-Marie Comparini reconnaît que son trac a été bien atténué par la convivialité des députés UDF et par sa méthode faite de contacts. «Je ne suis pas prête d’oubleir mes rencontres avec tous les syndicats de l’enseignement de Rhône-Alpes, d’autant que je suis une régionaliste convaincue», a-t-elle cité en exemple pour rappeler que le rôle du parlementaire est bien d’être à l’écoute des vrais acteurs de la France que sont les citoyens.

«Pour moi, réformer, c’est agir, tout simplement», a souligné Anne-Marie Comparini, consciente des maux profonds dont souffre notre société. Et de rappeler l’exigence de «sécurité», qu’elle soit intérieure ou qu’elle prenne en compte sur le plan social, les plus faibles et les personnes fragilisées. «Il faut agir vite et j’ai regretté les excès de la rue à propos du problème de la retraite», souligne-t-elle encore en reconnaissant que le dossier de l’Assurance maladie aura les mêmes excès dans la revendication : «mais les élus ne peuvent pas laisser la machine foncer dans le mur !».

François Sauvadet, avant de faire le bilan politique de l’année écoulée et évoquer les questions d’actualité, a dressé un portrait très amical de la nouvelle députée.

Le porte-parole du groupe UDF à l’Assemblée nationale partage cette finalité qui veut que «les élus représentent le peuple et ne se considèrent pas comme appartenant à une caste à part». Pour François Sauvadet, il faut oser aborder tous les sujets qui préoccupent notre société, mais regrette que trop souvent la revendication légitime se transforme en «prise d’otages». Il préfère que la résolution s’ouvre sur le débat et la pédagogie. La réorganisation de la droite au lendemain du 21 avril a été largement développée par le député qui justifie l’existence de l’UDF aux côtés de l’UMP : «S’organiser, s’entendre, ce n’est pas forcément penser de la même manière», a-t-il rappelé, persuadé que les composantes de la droite ne peuvent que s’enrichir de leurs différences.

Gérald Prévost
Le Progrès du 20 juin 2003

 

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