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Jean Girma : "Anne-Marie Comparini est une femme exceptionnelle"

 

Le Progrès du 13 novembre 2002



Ancien patron départemental du RPR, Jean Girma espère être le prochain secrétaire départemental de l’UMP, au lendemain de la transformation de ce dernier, dimanche 17 novembre, en parti politique. Il plaide pour une « entente cordiale » avec l’UDF et ne cache pas qu’il serait tout à fait d’accord avec une liste UDF-UMP emmené par la présidente sortante du Conseil régional, en 2004.


Le 17 novembre, l’UMP se transformera en mouvement politique. Comment cela va-t-il se concrétiser dans le département et la région ?

Dans la foulée nous allons en constituer l’organisation départementale avec un secrétaire départemental et un président. Son rôle sera d’accepter et de fédérer ceux qui veulent entrer à l’UMP avec le bureau départemental qui sera nommé après le 17 novembre.


Cette politique passe forcémment par la constitution de groupes UMP dans les assemblées. Avec qui ?

On a réussi à faire une grande union à la Communauté urbaine. C’est un peu plus compliqué au Conseil régional après l’éclatement de 88/89. Je crois qu’il faut réparer les choses dans les esprits ; on considère que les millonistes qui rejoignent un groupe UMP dans une assemblée doivent aussi le faire dans les autres assemblées où ils siègent. Au Conseil général, on aura un groupe d’ici la fin de l’année. Et je veillerai à ce qu’il n’y ait pas plusieurs candidats pour présider le groupe comme cela a pu être le cas à la Communauté urbaine. Pour éviter ces problèmes, le futur président devra, d’après moi, être jeune et consensuel.


Les ministres se multiplient à Lyon. La mission de l’UMP est-elle d’ores et déjà de préparer la reconquête de la ville ?

Dans l’esprit de chacun, il est normal que la reconquête soit un des objectifs de cette organisation. Elle est forcément possible, ne serait-ce que parce que nous avons gagné les élections dans quatre circonscriptions de Lyon alors qu’on nous annonçait perdant dans deux d’entre elles. Monsieur Collomb a été sévèrement sanctionné aux législatives et je crois qu’on est bien parti pour reprendre une ville que l’on aurait jamais du perdre. M. Collomb est un très bon maire d’arrondissement ; il est resté trop longtemps maire d’arrondissement et il se comporte comme un maire d’arrondissement. Le costume de la Ville de Lyon est trop grand pour lui.


Pourtant les élus UMP siègent dans l’éxécutif de la Communauté urbaine qu’il préside…

Cette expérience ne durera pas. Bien sûr, en étant dans l’exécutif, ces élus sont présents sur le terrain, mais cela ne pourra pas aller jusqu’en 2007. Il y aura à un moment, des actions qu’ils ne pourront pas voter et alors, ils ne pourront pas faire autrement que se retirer, comme l’a déjà fait Jacky Meyer.


Quelles ambitions pour les régionales et avec qui ?

Les régionales, comme d’ailleurs les législatives, seront du ressort de Paris. Mais si nous n’avons pas de pouvoir de décision, nous aurons celui de la proposition et il est clair que nous prendrons les meilleurs candidats. Naturellement, le choix de la tête de liste définira nos orientations. Imaginons que la tête de liste choisie par Paris soit madame Comparini (présidente UDF, ndlr) naturellement les candidats UMP seront derrière madame Comparini que je considère comme une femme exceptionnelle, qui a un courage extraordinaire et qui est respectée par l’ensemble de la Région, à commencer par les conseillers régionaux, ce qui n’était pas gagné d’avance. C’est une bonne candidate.


Il y a aussi des candidats issus de l’UMP : Pascal Clément, Michel Barnier et Hervé Gaymard. Lequel a votre préférence ?

Je n’en ai pas. Les trois sont été ou ont été ministres et occupent des responsabilités très importantes. Le choix qui sera fait par Paris sera le mien. Je suis pour l’union et mon souhait est qu’on choisisse quelqu’un qui donne à la Région un nouvel élan au moment où celle-ci va recevoir de nouvelles responsabilités dans le cadre de la décentralisation.


La présidente UDF a-t-elle ses capacités ?

Je n’en était pas sûr au début. Maintenant, j’en suis persuadé. Elle a gagné les élections législatives dans des conditions très difficiles, grâce à ses propres capacités. Elle était soutenue par l’UMP, mais elle a démontré ses capacités de gagner à cette occasion.


L’UMP vient de s’imposer dans deux cantons. Cela vous donne-t-il des ambitions pour 2004 au Conseil général.

Je suis partisan d’une entente cordiale entre l’UDF et l’UMP. Nous n’avons pas l’intention de lancer des candidats contre des conseillers UDF sortants, avec le risque de les faire perdre. En revanche, dans les cantons détenus par la gauche, les primaires seront une bonne chose. On a vu lors des deux partielles que les primaires pouvaient se faire perdre au premier tour dans le bon ordre. J’ai d’ailleurs apprécié qu’entre les deux tours, Michel Mercier soit allé soutenir notre candidat, Daniel Rendu à Villeurbanne. Cela a particpé bà son élection. C’est la preuve que l’union fait gagner et que dans la désunion, on perd toujours. Tous ceux qui dérogeront à cette règle ne pourront pas vivre dans l’UMP.


Propos recueillis par Manuel da Fonséca
Le Progrès du 13 novembre 2002

 

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