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Anne-Marie COMPARINI avait une nouvelle fois choisi l'Embarcadère pour la traditionnelle soirée qu'elle organise chaque année pour présenter ses voeux aux personnalités, associations et habitants de la circonscription, et à tous ceux qui l'ont saisie d'un dossier.
Plus de trois cents personnes étaient réunies ce mercredi 17 janvier à 19h00.
Anne-Marie COMPARINI est intervenue pour souhaiter une belle année à tous les présents mais aussi pour exprimer tous les voeux qu'elle forme pour 2007 pour notre Pays.
Après son allocution (à lire ci-dessous), elle a salué tous les invités, s'est entretenue avec nombre d'entre eux venus la saluer et lui faire part de leurs préoccupations, pendant que tous étaient invités au buffet autour des traditionnelles galettes des rois, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. ( voir les photos ci-dessous)

Allocution d'Anne-Marie COMPARINI lors de la soirée des voeux 2007
"Merci, Mesdames et messieurs, Chers amis, d’être présents à cette traditionnelle soirée de la 1ère circonscription du Rhône que je représente à l’assemblée nationale.
Merci aux personnalités militaires, judiciaires, universitaires et éducatives dont les institutions sont dans la circonscription et qui nous honorent de leur présence, merci à celles et ceux qui au cours de l’année passée, m’ont exposé des problèmes personnels ou collectifs, et que j’ai invité parce qu’ils contribuent par leurs observations à mon travail parlementaire. Merci enfin aux membres de ma famille politique.
C’est la période des vœux, aussi puisque je vis à votre contact, en partageant vos espoirs et vos bonheurs, mais aussi vos tristesses et vos difficultés, je souhaite très sincèrement une belle année de réussite à ceux qui mettent toute leur énergie à la réalisation d’un projet, individuel ou associatif. J’espère aussi vivement une meilleure année à ceux qui auront été en 2006 éprouvés par des difficultés familiales ou professionnelles.
Que ce message de nouvel an vous rappelle que vous n’êtes pas seuls. La France peut et doit être présente auprès de ceux qui attendent d’elle qu’elle les protège et les soutienne dans leurs initiatives.
En disant cela, je ne fais pas preuve d’optimisme béat, mais simplement de lucidité.
Car je connais, pour vous entendre, la morosité persistante et parfois même l’exaspération de certains qui « encaissent » les inégalités et les exclusions d’une société française qui se prive encore de la créativité et des compétences de beaucoup d’entre nous. Je pense à nos jeunes et à nos quinquas, mais aussi aux femmes, de plus en plus en situation précaire. Et cela, parce que depuis 25 ans, notre pays n’a pas su endiguer le fléau du chômage.
De la lucidité aussi, car la vitalité de la maison France - notre compétitivité - est en danger du fait de contraintes lourdes qui pèsent notamment sur nos PME souvent suspectées au lieu d’être soutenues, du fait d’une croissance trop fragile et d’un commerce extérieur, objet de notre fierté, désormais régulièrement en déficit. Ce sont ces faiblesses là qui pénalisent les classes moyennes jusqu’à les empêcher d’accéder à des besoins fondamentaux tel que le logement, l’éducation et la santé en raison de la cherté de la vie.
De la lucidité enfin parce que je ne néglige pas les nouvelles menaces qui déstabilisent nos sociétés traditionnelles : changement climatique et sécurisation des énergies, délocalisations et créations d’emplois nouveaux, migrations et aide au co-développement qui ne peuvent pas être traités par la France seule. Mais par une Europe sortie de sa léthargie !
Il peut paraître étonnant en temps de fêtes de parler de ces dures réalités nationales et internationales. Je le fais sans détours, car vous avez droit au sérieux : c’est pour moi, la manière de vous respecter et de vous considérer au plus haut niveau.
D’ailleurs, cette conviction explique :
Les « combats » que j’ai menés à l’assemblée nationale pour que notre pays retrouve sa vigueur, sans s’isoler des échanges de la mondialisation qui sont une chance à condition d’éviter, par la maîtrise des actions économiques et de la concurrence à outrance, le capitalisme irrespectueux des hommes.
Mes prises de position, un peu raides parfois, pour que tous nous regardions en face l’excessive dépense publique, notre dette colossale qui nous affaiblit considérablement. C’est le bon sens. Un Etat, comme une famille, lourdement endetté ne peut assurer le fonctionnement de la sécurité et de la protection. Il ne peut non plus remonter la France, les revenus des français les plus modestes ou les petites retraites.
En s’endettant, il s’appauvrit et n’a plus les moyens de miser sur une politique de création et de soutien des activités dont nous avons un urgent besoin. Il faut oser s’engager au cœur de cette réalité que certains refusent de voir. Et dire clairement que ce sont les entreprises qui fabriquent la croissance, les emplois et la progression des salaires à la mesure des compétences et des qualifications de nos salariés. Ce sont elles qui créent le meilleur intégrateur social : le travail !
En s’endettant l’Etat appauvri n’a plus les moyens également d’investir dans la formation, la recherche et l’innovation. Or, ces trois domaines présentent dans notre économie des faiblesses importantes, alors qu’ils sont fortement soutenus dans les pays de l’Asie qui émergent et sortent de la misère.
Vous comprenez dès lors que ces secteurs clés soient au cœur de mon activité parlementaire et de mon engagement. Une partie importante de mon travail leur est consacrée tant à l’Assemblée qu’auprès de mes concitoyens en circonscription car toutes mes interventions se nourrissent d’un dialogue approfondi avec les vrais acteurs de ces secteurs.
Sur ce point, je suis privilégiée. Les vrais acteurs de ces secteurs, des lyonnais comme vous et moi, sont bien représentés dans la circonscription.
Voyez Gerland, avec ses universités, ses laboratoires et ses entreprises, voyez le 5ème avec ses établissements de formation et de soins, voyez le 9ème et ses activités tertiaires, voyez le second avec les nouvelles activités qu’il accueille, sans oublier nos institutions militaires et nos professions artisanales ou libérales bien présentes dans les arrondissements de la 1ère circonscription.
D’ailleurs, c’est en travaillant avec eux tous et sans esprit partisan que j’ai acquis la certitude que nous Français, sommes prêts aux changements. Nous n’y sommes pas allergiques mais nous souhaitons simplement que le pouvoir politique change sa manière de gouverner et d’organiser la réforme, en renouvelant les règles du jeu démocratique.
C’est de ce renouveau démocratique dont je voudrais vous parler en conclusion. Nous aurons en effet bien des occasions au cours des prochains mois, avec deux élections déterminantes pour notre pays, d’évoquer dans le détail les actions concrètes à entreprendre.
Alors bien sur, j’entends certains d’entre vous dire « à quoi bon?"
Depuis 3O ans, à chaque élection notre pays change d’équipe dirigeante sans que les difficultés éprouvées par les citoyens s’effacent ».
C’est vrai, les illusions de l’alternance ont disparu et nous français, sommes de plus en plus nombreux à reconnaître que depuis 1981, toutes les élections législatives ont débouché sur un changement sans que des réponse à nos problèmes permanents (l’emploi, l’éducation, la sécurité sociale ou la retraite) n’aient pu leur être réellement apportées. Et ce, pour une raison simple : aucun gouvernement, pour les conduire, n’a eu de majorité assez large. Non pas à l’assemblée, mais dans le pays réel, sur le terrain.
Nous rejoignons en fait André Malraux qui disait en 1976 « à partir du moment où on arrive à un rapport de 49% à 51%, il ne faut pas commettre l’erreur de croire que l’on peut gouverner avec 1% de majorité. Avec 1% on peut faire une loi, mais pas un gouvernement historique. »
Or pour moi, lorsque le pays va mal, lorsque notre sécurité, notre économie et notre environnement sont menacés, le moment est si essentiel qu’il devient historique. Il suppose dès lors un gouvernement qui échappe au bloc contre bloc, facteur d’impuissance, à l’opposition d’une partie de la France à une autre, cause de frustrations fortes pour ceux considérés comme des « boucs émissaires ». En un mot, il suppose un gouvernement qui rassemble les français et privilégie la concertation responsable avec des femmes des hommes de bonne volonté, décidés à œuvrer pour l’intérêt général de notre pays.
Un tel gouvernement qui adopte une attitude réaliste, pratique et objective, serait pour moi, le gage de changements réfléchis, la démocratie prend du temps, de changements cohérents : aujourd’hui il n’y a pas de continuité dans l’action car chaque alternance défait ce que la précédente a fait, de changements équitables : orientés vers tous et non pour les uns et contre les autres.
Ce n’est pas un rêve inaccessible auquel je vous invite. D’autres le font. L’Autriche après l’Allemagne, rassemble ses forces pour engager dans la durée les réformes tant attendues. Si nos partenaires européens y parviennent, pourquoi pas nous ? Nos qualités et nos capacités ne sont pas moins bonnes que les leurs. Bien au contraire !
Peut être, jugerez vous ces propos trop raisonnables dans une époque ou passions et peurs collectives s’enflamment au moindre journal de 20 heures !
Je préfère vous associer à ces réflexions et en appeler à votre « sagesse démocratique » plutôt que de me laisser aller à la facilité de la machine à promesses que l’on vous ressert à chaque élection, aux recettes miracles d’idéologies dépassées ou de solutions extrémistes.
C’est là mon espoir, voir une France rassemblée de toutes ses forces, et c’est le vœu que je forme pour notre pays tout entier.

Anne-Marie COMPARINI salue, à la fin de son discours, le Général Adjoint VERNOUX, représentant le Gouverneur Militaire de Lyon, ainsi que le Lieutenant-Colonel Patrice BARTHLEN


Anne-Marie COMPARINI avec le Docteur Monique SALLAZ, Neurobiologiste de la Fondation Rhône-Alpes Futur.


Anne-Marie COMPARINI avec M. Jeanselme, responsable du Lycée Don Bosco à Lyon 5ème



Un peu d'attente...

Danielle Gilbert et M. Rudigoz du 5ème arrondissement

Bertrand Jabouley, ancien Président du CIL Perrache Confluent, avec son épouse et Thibault de la Brosse, du 2ème arrondissement

Jean-Besson-Gonthier et Myriam Lafon, Présidente du Carrefour du Bénévolat

Danielle Gilbert avec Jean-Loup Fleuret, Conseiller Régional, et Nicolas Porte, Maître de Chapelle des Petits Chanteurs de Saint-Marc (Lyon 5ème)

Quelques uns des jeunes UDF présents

Monsieur Ait-Hamou du 9ème chanceux au tirage des rois

Fin de la soirée, les discussions se prolongent avec les derniers invités
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