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Rencontre avec les PME et les commerçants de la circonscription

 

Compte rendu de la réunion avec les dirigeants de PME, 29 mai 2007



Dans le cadre de sa campagne, Anne-Marie Comparini a convié mardi 29 mai les responsables de PME et les commerçants de la circonscription pour une rencontre-débat à l'Hôtel Charlemagne à Perrache.

Anne-Marie COMPARINI a souhaité leur faire part de ses propositions en matière économique et échanger avec eux sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Elle a insisté sur la nécessité de favoriser le développement de l’emploi par la réduction des charges salariales. Pour initier le mouvement, l’UDF-Mouvement Démocrate propose la mise en place de deux emplois sans charge, qui permettront au chef d’entreprise de recruter aussi bien des jeunes que des quinquas, sans exigence de qualification.
C’est grâce à l’activité des entreprises, que l’on peut continuer à assurer le financement des solidarité (perte d’emploi, maladie, dépendance).

Sur la question des 35 heures, l’UDF avait déposé un amendement visant à assouplir le dispositif afin de donner aux Français un meilleur pouvoir d’achat et rendre la France plus compétitive. Mais cela avait été refusé et la campagne présidentielle a laissé peu de place à ce sujet, malgré l’insistance de François Bayrou.

Le Gouvernement va devoir se positionner sur certains sujets prioritaires, comme le développement de l’entreprise, notamment de la PME. AMC et intervenue de nombreuses fois lors de son mandat pour évoquer la mise en place d’un Small Business Act à la française. Ce dispositif appliqué aux Etats-Unis depuis 50 ans, permet d’organiser un plan de simplification et d'aménagement des contraintes administratives et fiscales, et de garantir à ces petites entreprises une part des marchés publics. Aux Etats-Unis, cette politique, conduite par une administration légère, a été une des bases du succès durable de l'économie.
Il faut également que l’Etat respecte ses délais de paiement, la situation actuelle porte un préjudice important aux petites entreprises, et la rigueur budgétaire exigée par Bercy, doit être respectée en premier lieu par l’Etat lui-même.

Anne-Marie Comparini a rappelé en réponse à une question que la gravité de la dette de l’Etat était un problème central, et que cela avait rassemblé les différents concurrents à l’élection présidentielle qui s’étaient tous engagés à s’y attaquer. AMC a précisé qu’elle redoutait une crise intergénérationnelle à cause du poids que vont devoir porter les futures générations.
Concernant le financement de la protection sociale, Anne-Marie Comparini a évoqué le remplacement du système actuel par la mise en place d’un bouquet qui comprendrait plusieurs solutions à étudier : la CSG, mais cela ferait participer les petites retraites qui ont déjà énormément de mal à subvenir à leurs besoins, la valeur ajoutée, la TVA sociale (qui doit prendre en compte une harmonisation à échelle européenne), la mise place d’une taxe sur les mouvements financiers, ou encore une éco-taxe.
Une large réflexion est à mener à ce sujet, afin de trouver un juste équilibre entre ces différents prélèvements.

La députée du Rhône a souligné la nécessité de financer les secteurs innovants et de soutenir ces investissements porteurs. La recherche privée et l’industrie doivent être soutenues car elles disposent de marges de manœuvre conséquentes. Anne-Marie Comparini a pris l’exemple de la recherche médicale ; même s’il est positif de produire des médicaments génériques, il faut également soutenir la recherche des industriels et laboratoires privés qui participent activement à la dynamique de ce secteur.
La santé comme l’environnement sont des domaines stratégiques qui regorgent de capacité et rentabilité. La France a donc tout intérêt à investir dans ces innovations qui, tout en répondant à des normes environnementales, créent des richesses.

L’éthique dans l’entreprise a été évoquée grâce à la question d’un participant. Anne-Marie Comparini a rappelé la nécessité d’instaurer une loi de moralisation de la vie économique. De la même manière qu’il faut absolument garantir la liberté de la presse et une réelle indépendance des autorités administratives, dont la constitution résulte à l’heure actuelle de copinages.
Le principe d’exemplarité est essentiel car les personnes qui sont en charge de responsabilités si importantes doivent garder à l’esprit la portée de leurs actions.

Enfin, un participant a présenté brièvement ses attentes pour son secteur, l’édition de logiciels libres. Ce secteur a besoin de l’ouverture du crédit d’impôt recherche, d’une baisse significative des charges et du développement en France des fonds d’amorçage (ou investisseurs providentiels).

Anne-Marie Comparini a répondu qu’elle était très satisfaite de constater que ce sont exactement les points que l’UDF a défendus pendant cette dernière législature. La France a besoin de se moderniser et d’enfin utiliser les dispositifs qui marchent à l’étranger, comme les Business Angels qui sont un soutien essentiel à la création et au développement des entreprises.

La discussion s'est terminée autour d'un buffet.


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