Compte rendu du café politique à l’ « R de famille », 23 mai 2007
Anne-Marie Comparini a tenu un nouveau café politique à Gerland, rue Lieutenant Colonel Girard.
Comme à son habitude, elle a rappelé deux éléments importants en guise d’introduction.
Les députés sortants et les nouveaux candidats de l’UDF - Mouvement Démocrate veulent faire respirer la démocratie en travaillant de manière constructive à l’Assemblée nationale. Elle désire continuer d’utiliser la méthode qu’elle a empruntée lors de ces cinq dernières années, en sortant de l’adhésion et de l’opposition systématiques aux textes législatifs proposés. Elle a durant son mandat, eu le courage de défendre des amendements issus de ses nombreuses consultations avec les acteurs concernés, afin de trouver des réponses concrètes et adaptées.
Ses votes, toujours le résultat des discussions parlementaires, ont été le fruit du sort réservé à ses propositions. Si le gouvernement proposait une mesure adaptée à la réalité, elle la soutenait en revanche quand ce n’était pas le cas, elle refusait de souscrire à des réformes bancales.
C’est cette manière de travailler qui est au cœur de la démarche des candidats UDF - Mouvement Démocrate, on recherche l’efficacité et le pragmatisme en sortant des débats idéologiques.
Cela redonne le sens premier du rôle du parlementaire qui est de représenter les citoyens, et de défendre leurs intérêts.
Ensuite, Anne-Marie Comparini a précisé qu’elle restait fidèle aux propositions faites par François Bayrou lors de la campagne présidentielle, qu’elle a défendues ces derniers mois et qu’elle trouve naturel de continuer de porter.
Les dossiers que nous devons régler sont sérieux et engagent l’avenir de notre pays. Elle s’engage résolument à tout faire pour éviter une fracture intergénérationnelle, car AMC redoute que les jeunes générations en veuillent aux plus âgés de ne pas avoir su s’attaquer aux grandes évolutions nécessaire à notre pays, que ce soit en matière de finances publiques, de croissance ou encore de santé.
Une question lui a été posée au sujet de la réduction de la dette, car François Fillon a annoncé récemment une pause dans la lutte contre le déficit public. C’est d’après AMC une grave erreur car cette dette nous empêche de faire des paris sur l’avenir en investissant dans l’innovation et les secteurs compétitifs.
Il est donc absolument nécessaire de créer de la croissance et de mener une politique de rigueur afin de nous redonner des marges de manœuvre.
Pour lutter contre ces déficits, il faut tout d’abord réduire les frais de fonctionnement de l’Etat qui explosent depuis ces dernières années, il faut aider les secteurs de pointes qui créent de la croissance en octroyant des allègements de charges. Il faut encore profiter des évolutions technologiques pour alléger les administrations et introduire de la rentabilité dans le secteur public.
AMC est tout à fait consciente que cela nécessite du temps, c’est la raison pour laquelle l’UDF, lors de la campagne présidentielle, avait fixé un premier objectif de stabilisation de la dette et la mise en place d’une politique par pallier.
Nous avions également proposé la création de deux emplois sans charge, sans condition de qualification ni de taille critique d’entreprise, afin de soutenir les chefs d’entreprises et de relancer la création d’embauche.
En matière d’éducation, AMC s’est opposée à la suppression de la carte scolaire. Elle accepte volontiers la modification du périmètre selon les différentes zones mais il faut la conserver car c’est un moyen d’assurer la mixité sociale. Nous ne devons pas rabaisser le niveau des écoles en faisant des établissements de bons élèves dans certains endroits et laisser les zones moins favorisées en dehors de ces efforts. Nous voulons au contraire élever de la même manière le niveau des écoles sur tout notre territoire et faire des chemins d’exception partout. La carte scolaire, même s’il convient de la moderniser, permet ce mélange des milieux sociaux.
De la même manière, il faut offrir à tous les lycées de France un accès égal aux classes préparatoires et aux autres filières sélectives.
L’Europe a été évoquée et Anne-Marie Comparini a rappelé l’importance de soutenir sa création. L’apport des parlements nationaux est important dans l’élaboration des textes européens ; le nouveau traité qui devra être rédigé devra continuer de réclamer la connexion entre ces deux échelons. Concernant le traité en lui-même AMC a redit sa volonté de voir accepter un texte simplifié qui fixe le cadre institutionnel et réaffirme notamment la charte des droits fondamentaux.
Nous devons veiller enfin à apaiser et équilibrer les relations entre les nouveaux et les anciens pays.
L’Europe doit être présente pour soutenir les politiques nationales car certains sujets ne se traitent plus à ce seul niveau. En matière d’énergie, de diplomatie, de défense, de recherche ou encore d’immigration, les Etats doivent avoir des politiques concertées et orchestrées par l’Union européenne.
Enfin, les questions environnementales ont été abordées et Anne-Marie Comparini a reconnu que l’eau allait représenter un défi majeur pour le XXIème siècle. Des politiques efficaces de prévention et des campagnes d’information doivent être mises en place. Le développement de cultures alternatives pourra nous permettre de réduire la consommation de l’eau.