Vendredi 18 mai, pendant le pont de l'ascension, Anne-Marie COMPARINI avait convié, à l'heure du déjeuner, les personnes âgées habitant les résidences du 5ème arrondissement qu'elle a souvent eue l'occasion de visiter, afin de leur faire part du bilan qu'elle tire de la présente mandature par rapport à la politique envers les personnes âgées et le programme d'action qu'elle défend pour les années à venir.
Tout d'abord, elle a rappelé les propositions de l'UDFen matière de dépendance, notamment défendues par François BAYROU lors de la campagne présidentielle.

Il s'agit pour l'UDF de proposer d’une part de réorganiser l’offre de soins :
- Instaurer des maisons médicales par canton en zone rurale ou en zones urbaines difficiles pour mutualiser les moyens, lutter contre l’isolement et la désertification médicale. Elles pourraient compléter l’activité des établissements ;
- Renforcer les dispositifs médicaux des établissements en offrant d’autres alternatives comme les soins infirmiers à domicile et la création de places d’hébergement temporaire parallèlement aux USLD des hôpitaux ;
- Professionnaliser les métiers de l’aide à la dépendance en validant notamment les acquis professionnels des bénévoles et des aidant familiaux. Renforcer l’attractivité de ces métiers.
D’autre part, Anne-Marie COMPARINI comme ses collègues de l'UDF-Mouvement Démocrate proposent des moyens réalistes et raisonnables de résoudre la question du financement :
- Maintenir un coût d’hébergement raisonnable, qui réponde à des exigences de qualité (offre de soins, d’accueil, de formation et de bientraitance) ;
- Expérimenter une gestion locale de l’ensemble des budgets relatifs à la prise en charge des personnes âgées. L’enchevêtrement de compétences est source de complexité et d’inefficacité. Les schémas gérontologiques inscrits dans une politique sociale et médico-sociale devraient permettre de confier à un responsable unique cette gestion budgétaire par anticipation des besoins ;
- Créer des incitations fiscales (pour les contrats de prévoyance/perte d’autonomie) et une aide personnalisée à la santé, inversement proportionnelle aux revenus permettant de financer la complémentaire santé de son choix.

Anne-Marie COMPARINI a par ailleurs souligné que, dans notre société, et chacun peut le vivre dans sa sphère familiale, la dépendance crée des difficultés pour les personnes âgées concernées et pour la génération qui a à la prendre en charge. Elle a donc insisté sur le fait que sur ce thème là particulièrement, la solidarité nationale doit s'organiser, en termes de structures et d'aides. Cela représente évidemment un coût considérable pour les finances publiques, mais Anne-Marie COMPARIN considère qu'il s'agit là d'une politique prioritaire qui doit être mise en oeuvre par l'Etat car nos anciens méritent une fin de vie digne.
Sur ce plan là, elle préconise une politique d'envergure telle que celle mise en oeuvre envers les personnes handicapées pendant le mandat qui s'achève. En effet, de même que les personnes handicapées ne peuvent désormais percevoir des allocations inférieures au SMIC, il faut que les personnes âgées puissent obtenir la garantie de percevoir une retraite au moins égale au SMIC. Il est en effet inacceptable que notre pays puisse continuer à faire vivre 35% de ses retraités avec moins de 700 euros, notamment compte-tenu du coût des structures d'accueil auxquelles certains ont besoin.

Cette question en revanche n'est pas sans lien avec la question de la dette, qu'Anne-Marie COMPARIN place au coeur des ses préoccupations et de ses engagements. Il est en effet à son sens profondément irresponsable et dangereux de faire assumer par les jeunes générations à la fois la prise en compte de la dépendance de leurs aînés et la dette si lourde que notre pays connait aujourd'hui.
Les deux politiques doivent donc être menées de front corrélativement: une politique de solidarité envers nos personnes âgées dépendantes et une politique volontariste de réduction de la dette publique.
Après cette présentation, écoutée avec beaucoup d'intérêt par tous les participants, l'échange s'est poursuivi par petits groupes autour d'un repas.

Les questions ont été nombreuses, mais l'échange a aussi permis à Anne-Marie COMPARINI de constater que les attentes étaient nombreuses ainsi que les initiatives. Anne-Marie COMPARINI a en effet salué l'action de la Présidente de la Maison de retraite de La Sarra qui réunit la semaine prochaine les 18 conseils de vie sociale des maisons de retraite de Lyon.
Les conclusions de cette réunion constitueront assurément une base importante de travil pour une Grande Conférence Nationale sur la prise en compte de la dépendance dans notre Pays que Mme Comparini et ses collègues de l'UDF-Mouvement démocrate appellent de leurs voeux.