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Déclaration de candidature - Conférence de presse du 9 mai 2007

 

CONFERENCE DE PRESSE
MERCREDI 9 MAI 2007



Anne-Marie COMPARINI a réuni mercredi 9 mai au matin les journalistes lyonnais pour une conférence de presse au Restaurant de Fourvière afin de déclarer sa candidature pour les législatives des 10 et 17 juin prochains dans la 1ère circonscription du Rhône:




"Je vous ai invités pour vous dire que je vais solliciter à nouveau les suffrages des électeurs de la 1ère circonscription, à la prochaine élection législative. Dans cet endroit que j’aime bien, et aujourd’hui 9 mai, jour de l’Europe, car je n’oublie pas que c’est ma famille politique qui porte depuis si longtemps le message européen.
Dans un mois, les Français désigneront ceux qui seront leur voix à l’Assemblée nationale. Cette nouvelle élection est tout aussi importante que celle du Président de la république. D’ailleurs, ils en ont une conscience aiguë.
Cette élection, je l’aborde dans le même état d’esprit que celui de la campagne présidentielle aux côtés de F. Bayrou.
C’est-à-dire avec plusieurs convictions.
La France d’abord, doit retrouver du dynamisme pour alimenter l’emploi, dont elle a un urgent besoin et lui permettre d’organiser les solidarités essentielles à nos concitoyens. Il y a à faire parce que la situation du pays est telle (croissance en panne, tissu social déchiré) que les réalités vont vite reprendre le dessus.
La France ensuite n’a plus le temps d’attendre. 2007 n’est pas un point de passage, mais la 11ème heure, sa dernière chance. Il y a donc urgence à travailler sur des priorités que vous trouverez dans mon 1er document de campagne ainsi que sur mon site, et qui seront mes combats de tous les jours.

Mais urgence ne veut pas dire que les trois premiers mois doivent servir à imposer aux Français des réformes. Les cent premiers jours doivent constituer le cadre du changement dans lequel la société s’est engagée : les Français doivent savoir qu'ils auront leur mot à dire, qu'ils seront considérés comme des citoyens et non des sujets.
La France enfin ne peut plus se payer le luxe de travailler dans un contexte d’affrontements idéologiques. Les réformes sont trop fondamentales pour pouvoir être réussies droite contre gauche, gauche contre droite.

Ceci étant dit, vous aurez compris que je me présenterai sous l’étiquette UDF-Mouvement Démocrate, qui sera crée demain à Paris.
Un mot puisqu’on entend beaucoup d’indications erronées ou colportées dans le but de brouiller le message sur notre nouvelle formation. Le M.D sera une force politique à elle seule, c’est d’ailleurs ce qu’ont voulu les 7 millions de femmes et d’hommes qui ont apporté leur suffrage à François Bayrou. Une force politique ouverte à trois sensibilités : le centre droit, le centre et le centre gauche. Ce ne sera pas un culbuto, mais un parti libre, indépendant, autonome capable de dire OUI quand il le faut, et de dire NON lorsque c’est nécessaire. Capable d’exercer une vigilance constructive, bien utile car nous avons connu tant d’élections conclues dans l’enthousiasme qui se sont ensuite transformés en déceptions !

Cette façon de faire n’est pas nouvelle. Nous l’avons déjà pratiquée sous le précèdent mandat. Et je remarque que tous les sujets mis en avant alors : les risques terribles de l’endettement, les difficultés des classes moyennes, l’école décriée, l’université-recherche en triste retard et les Pme oubliées, ont été des thèmes majeurs des candidats de la présidentielle. Ce sont donc bien des problèmes majeurs que nous avions soulevés à l’assemblée nationale ! Notre groupe au Parlement devra continuer à lever les questions qui font « mal » dans notre économie et société.

Je me présenterai comme tous mes collègues du M.D, convaincue qu’une force d’équilibre constructive est indispensable au bon exercice du pouvoir dans une démocratie moderne.
Alors bien sur, comme à chaque élection, les uns diront : « il faut d’urgence battre la droite et envoyer des députés de gauche à l’assemblée pour que cela aille mieux. » Cette pratique est, pour moi, à l’origine de beaucoup de déconvenues pour nos concitoyens. Franchement, posons-nous la question : veut-on que l’opposition systématique soit la règle dans notre pays ?
Je préfère pour ma part, les solutions intelligentes et équitables qui rassemblent aux réponses idéologiques qui sont soit inefficaces soit irréalistes. Je l’ai dit pendant la campagne présidentielle, je le redirai. Il est du devoir d’un élu, un tant soi peu responsable et respectueux du mandat que le peuple lui a confié, de rechercher des moyens efficaces pour travailler. C’est si vrai que depuis plus de 20 ans, les Français ont donné à chaque élection des signes de plus en plus forts qu’ils étaient à la recherche d’alternatives. Cohabitations, alternances…ils les ont toutes essayées !
D’autres diront: « il faut à tout prix préserver la France de la gauche et n’envoyer à l’assemblée que des élus de droite. » Mais là encore, soyons clairs : veut-on un pouvoir total hyper concentré (Elysée, Matignon, Assemblée, Sénat), entre les mains d’un seul parti ? La réponse, nous la connaissons. Depuis 25 ans, chaque alternance a produit des majorités en béton qui, aux ordres du gouvernement, ont peu à peu abandonné leur fonction, ont été escamotées et donc ont laissé à la rue le soin de protester, de négocier et de récuser. Le pouvoir absolu peut paraître confortable, mais cela c’est l’apparence, car il n’y a personne pour vous empêcher de vous tromper.

Par ailleurs, pendant toute ma campagne, je défendrai et là c’est l’expérience de mon précédent mandat qui s’exprime, la fonction première du Parlement, être le miroir fidèle du pays, et le parlementaire, la voix du peuple : dans Parlement, il y a parler. Il doit être écouté, c’est lui qui fait remonter les informations ; il doit être actif, face à l’exercice du gouvernement qui jusqu'à maintenant est souvent seul décideur.
Les combats électoraux ne sont jamais aisés. De plus, j’ouvre une voie nouvelle et tous les alpinistes savent qu’elle est plus difficile que la voie bien connue. Mais je ne pars pas démunie.
J’ai mon expérience des affaires publiques.
J’ai une solide équipe de délégués des quartiers de ma circonscription, qui participe de ma méthode de travail : mettre Lyon au cœur de mes activités parlementaires. Et animée par Bertrand Jabouley qui sera mon suppléant.
Je pense aussi aux Lyonnaises et aux Lyonnais qui, par leur vote à la présidentielle se sont associés à notre démarche et qui attendent de nous que continuions à la porter.
Je pars aussi avec à l’esprit les vertus lyonnaises : la modération, la mesure ou savoir, et à Lyon nous le savons, que les grandes affaires ne se réalisent qu’ensemble".




Outre les journalistes, plusieurs membres de son équipe de la circonscription, étaient présents à cette conférence de presse et notamment Bertrand JABOULEY, son suppléant, qu'elle a présenté à cette occasion.



Anne-Marie Comparini avec Bertrand Jabouley

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