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La présidente du Conseil régional Rhône-Alpes et Députée du Rhône est plus que jamais résolue à ce que le Lyon-Turin ne reste pas mort-né dans les pages d’un audit basé sur des «critères strictement technico-financiers». Aussi Anne-Marie Comparini vient-elle d’écrire aux 49 parlementaires de Rhône-Alpes.
Dans ce courrier, elle critique le rapport qui «sous-estime gravement les aspects économiques et de cadre de vie des habitants de Rhône-Alpes» et qui «néglige également la dimension européenne de cette grande infrastructure indispensable pour l’avenir économique de notre région, mais également pour la place de la France en Europe».
Mais la présidente incite surtout «les parlementaires à se mobiliser pour que la décision politique prime sur la logique technocratique. Je compte sur vous pour qu’au Parlement, lors du débat en mai sur les grandes infrastructures, nous puissions tous ensemble défendre ce projet qui ne va pas seulement relier Lyon à Turin comme certains tentent de le faire croire, mais surtout construire le maillon-clé du futur réseau européen ferroviaire reliant l’Europe du Nord à celle du Sud».
Pour Anne-Marie Comparini, Rhône-Alpes doit être au cœur de ce combat d’avenir. «Vous pouvez compter sur ma détermination» poursuit-elle en annonçant que «le Conseil régional manifestera de nouveau son soutien à la réalisation de cette infrastructure, en présentant à l’assemblée plénière du 17 avril, un rapport de 16 millions d’€uros d’investissements sur la Transalpine.»
…et répond à Jean-Jacques Queyranne«N’ayez crainte, j’utiliserai tous les moyens pour démontrer au Gouvernement que le Lyon-Turin est une vraie nécessité pour ne pas mettre en péril la sécurité des échanges et des personnes» répond Anne-Marie Comparini à Jean-Jacques Queyranne. Le député du Rhône, ancien ministre et ancien conseiller régional, demandait par courrier à la présidente de la Région, de «provoquer dans la perspective du débat prévu au niveau national, une session extraordinaire du Conseil régional en y associant le CESR et les parlementaires rhônalpins.»
Anne-Marie Comparini vient de lui faire connaître sa réponse : c’est à Paris qu’il faut maintenant agir et plus seulement à Charbonnières. Ce qui n’empêchera pas la Région et avec elle son Exécutif, de poursuivre ses engagements : «depuis plusieurs années la Région est la seule collectivité à s’être résolument et constamment engagée en faveur de ce projet, et cet investissement a d’ailleurs été reconnu récemment par le gouvernement italien. Je vais bien entendu continuer dans cette voie en proposant un rapport engagent 16 millions d’€uros pour le Lyon-Turin et je proposerai aux élus régionaux une déclaration solennelle de soutien à la Transalpine» lui précise-t-elle.
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