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Conférence de presse de François Bayrou à Lyon

 

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE L'UDF POUR LE OUI
CONFERENCE DE PRESSE AVEC FRANCOIS BAYROU
LYON, 21 MARS 2005




François Bayrou tenait hier une Conférence de Presse à Lyon pour lancer la campagne de l’UDF pour le OUI au référendum sur la constitution européenne (au Club de la Presse à Lyon 2). Entouré des parlementaires rhodaniens (Anne-Marie COMPARINI, Michel MERCIER, Muguette DINI) et de Thierry Cornillet, Député européen, il a indiqué que, conformément au slogan de l’UDF, l’Europe avait plus que jamais besoin de notre oui. Il a précisé d’ailleurs que ce slogan est le parallèle du slogan que l’UDF avait avancé pour les élections européennes (Nous avons besoin d’Europe) qui signifiait que l’Europe comptait dans nos vies quotidiennes. Aujourd’hui, c’est l’Europe qui, pour aller plus loin, a besoin de notre soutien et de notre vote : « L’Europe a besoin de notre oui ».

Il a indiqué à plusieurs reprises vouloir coordonner avec les autres partis la campagne pour le OUI au référendum, afin de donner le plus de chances au OUI de l’emporter. Il a précisé que pour le moment, le Parti Socialiste ne le souhaitait pas, mais que Daniel Cohn-Bendit pour les Verts et Nicolas Sarkozy pour l’UMP avaient donné leur accord pour un meeting commun.

François Bayrou- dans la stratégie de pédagogie que s’est assignée l’UDF, a rappelé que la constitution est l’acte premier d’une démocratie, qui indique qui sont les responsables, comment on les élit, quels sont les pouvoirs du citoyen, autrement dit, « le cadre de la liberté du citoyen et du pouvoir sur la vie publique ». Face à cela, il se veut rassurant en affirmant que « dans cette constitution, il n’y a aucune modification qui puisse apparaître comme un recul dans le domaine démocratique ou social ».

Sur les résultats du sondage qui indiquent que le non pourrait l’emporter, il a précisé pourtant que cela ne l’étonnait guère, car cela était prévisible et compréhensible compte tenu de la situation tendue en France. Selon lui, ce résultat s’explique par deux éléments :
D’une part, le oui est trop divisé et d’autre part, il y a en France une « crise sociale rampante et sourde ».
Toutefois, il a déclaré que « nous avons besoin d’une constitution car nous avons besoin d’une Europe unie : « La dispersion de notre voix fera que nous ne serons pas entendus » pour enfin mettre en garde : « l’idée que nous puissions retrouver le cours normal des choses après un non français est une idée fausse. Si tel devait être le cas, il n’y aurait plus de constitution », rappelant l’épisode malheureux du non français au projet de CED (Communauté Européenne de Défense) qui a définitivement enterré ce projet. « 50 ans après, nous n’avons toujours pas de défense européenne ».
Il a en outre précisé que « le résultat français est attendu partout en Europe » et que « ceux qui croient qu’on fera après (une victoire du non) une meilleure constitution verront qu’en fait, on en fera une pire ».



Sur l’opportunité de soumettre la constitution au référendum, il a déclaré que cela aurait bien entendu été plus facile d’éviter un référendum, mais que « l’Europe doit se faire avec les peuples », et que nous avions besoin de cette étape.

Sur la directive Bolkestein, très présente dans le débat, selon lui, « on se sert du nom étranger de Bolkestein pour faire peur et de ce projet de directive comme d’un chiffon rouge ».
Pourtant, il a réaffirmé qu’au contraire, ce projet de directive est la preuve qu’il faut changer les règles du jeu en Europe, ce que propose la constitution. En effet, il a déclaré qu’il n’y avait aucune chance que ce texte passe une fois la constitution adoptée, car celle-ci introduit la codécision, et que le Parlement européen s’opposerait alors à ce texte.



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