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Lors des journées parlementaires de l’UDF, les 5èmes de la mandature, cette exigence nous est apparue essentielle. Tous les votes majeurs émis depuis 2002 par les députés UDF autour de François Bayrou révèlent que nous ne nous sommes pas trompés sur l’analyse, que nous avons été les premiers à faire, de la crise profonde de nos institutions qui engendre une perte de confiance de nos compatriotes à l’égard de la politique.
Les faits parlent d’eux-mêmes : Sept alternances en vingt-cinq ans ; un Parlement ignoré et bafoué malgré des tombereaux de lois votées. A titre d’exemple, la Justice, dont on parle tant ces derniers jours, aura subi en dix ans 11 modifications des règles de la détention provisoire ! Et pendant ce temps-là, les problèmes des Français ont continué de s’accumuler. Dette accrue de 3oo milliards d’euros. Crise des classes moyennes. Stagnation du pouvoir d’achat. Logement. Emploi. Augmentation sans précédent des RMIstes et du nombre des plus démunis. Précarisation de plus en plus grande pour les femmes. Dysfonctionnement de l’école. Banlieues. Ascenseur social dans les entreprises en panne. Mépris pour les TPE et PME alors qu’elles peuvent créer les emplois dont notre pays a tant besoin et les richesses si nécessaires pour améliorer le pouvoir d’achat.
Pendant 4 ans, dans tous ces domaines, le souci de réagir et d’agir a guidé l’UDF. Dans le bon sens, puisque maintenant les candidats PS et UMP reprennent certaines de nos propositions.
C’est cette même exigence qui va nous guider dans les mois à venir. L’élection présidentielle de 2007 ne sera pas seulement une élection majeure. Pour nous, elle sera historique. Un cycle de la vie politique française est en train de s’achever. Sachons en profiter pour changer nos institutions! Pas comme un but, mais comme un moyen pour en finir avec l’impuissance du politique à agir. Pour renouer avec un pouvoir légitime, représentatif et partagé : Assez des promesses trop rarement tenues par un pouvoir confisqué par une minorité.
Il est temps de recréer de la confiance pour que nos compatriotes deviennent « co-responsables » du destin et de l’avenir de notre pays. En effet, faire évoluer la France vers une démocratie vivante et apaisée, c’est lui permettre demain de faire face aux grands défis qui l’attendent : changement climatique, vieillissement de la population et de sa protection qui doit reposer sur des retraites justes, délocalisations et création d’emplois nouveaux, migrations et aide au développement.
Oui, nous voulons un changement de nos institutions, pour changer la manière de gouverner en sortant du camp contre camp, de l’opposition d’une partie des Français à une autre, et en mettant autour de la table des hommes et des femmes de bonne volonté, décidés à œuvrer pour l’intérêt général de notre pays. Qui ne voit d’ailleurs que les temps qui sont devant nous sont des temps de sérieux plutôt que de communication, de consensus plutôt que d’oppositions factices, de cohérence plutôt que d’opportunisme, de convictions solides plutôt que de démagogie.
Voilà la rupture que nous appelons de nos vœux.
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