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Billet d'humeur: les français ne craignent pas la réforme... les ministres, si!

 

Les français ne craignent pas la réforme… les ministres, si !


Mardi 25 avril, l’OCDE présentait sa vision de la politique française en matière d'innovation et de recherche. Elle retenait comme base de son analyse les nouveaux dispositifs mis en place récemment : pôles de compétitivité, Agence de l'Innovation Industrielle, Oséo-Anvar, Agence nationale de la recherche.
Tous ces outils ont fait leurs preuves chez nos principaux partenaires.
Selon elle, le virage pris par la France en se dotant de tels dispositifs et de moyens financiers paraît encourageant. Il laisse penser que nos ministres ont enfin perçu l'absolue nécessité pour notre pays de valoriser, de stimuler sa recherche et son innovation. C'est comme cela que nous créerons de l'activité et donc des emplois.
Mais là où le bât blesse, et l’OCDE le souligne, c'est lorsqu'il s'agit d'aborder la mise en oeuvre de ces nouveaux dispositifs. Car c'est là que la technocratie que le-monde-entier-nous-envie reprend tout ses droits :
- Absence de priorités et risque de saupoudrage : à vouloir satisfaire tout le monde, on ne contente personne.
-Faible place accordée aux PME-PMI qui restent pourtant la colonne vertébrale de notre tissu industriel et le premier créateur d'emplois. Oubli de la dimension européenne pour tous ces outils.
-Multiplicité des acteurs qui rend ces dispositifs illisibles, lourds et peu réactifs alors que nous touchons là un domaine où la réactivité est jugée comme déterminante.
-Absence d’autonomie des universités empêchant de définir la meilleure forme possible de partenariat avec le monde de l'entreprise.

Toutes ces réserves émises par l'OCDE, je les faisais déjà sous la forme d'amendements lors de l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi Recherche. Je les faisais parce que j’avais eu l’occasion d’écouter et de comprendre tous ceux qui dans notre pays « font la recherche et l’innovation » et qui avaient fort justement perçu ces défauts.
Malheureusement, le gouvernement n'a même pas daigné les retenir. Le ministre a tout rejeté!

La morale de ce qui restera comme une mauvaise fable… : ce ne sont pas les français qui n’aiment pas la réforme mais les ministres qui ne savent pas la faire.





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