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A.M. Comparini
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Les PME de moins de 2O salariés oubliées du débat des 35 heures.

 

L’assemblée nationale étudie cette semaine une proposition de loi qui vise à réaménager le temps de travail en France.

Un sujet bien difficile que les 35 heures. Elles sont tout à la fois une erreur culturelle qui a accrédité l’idée que l’épanouissement ne passe que par le loisir. Une erreur sociale en raison de leurs effets négatifs pour tous ceux dont les revenus avoisinent le Smic. Et enfin une erreur économique, la durée du travail par an et par personne étant en France l’une des plus faibles des pays développés alors que le travail est l’un des facteurs de compétitivité de l’économie actuelle.

L’UDF le dit depuis 2002 et ses propositions n’ont pas changé : maintenir la durée légale à 35 heures mais rémunérer les heures supplémentaires entre 35 et 39 heures à 125% et exonérer les charges sociales à due proportion.
Dans cette question lancinante qui revient sans cesse, ces propositions ont le mérite d’être simples.

C’est cette même simplicité qui nous conduit à penser à ceux- et ils sont nombreux- qui travaillent dans des entreprises de moins de 20 salariés. Ils ne sont pas visés par les 35 heures, ils ne bénéficient pas d’avantages sociaux et les heures supplémentaires qu’ils font ne sont majorées que de 1O%.

C’est une situation injuste sur laquelle nous aurions voulu que le gouvernement se penche. C’est pourquoi et c’est tout le sens d’un amendement déposé par notre groupe, nous voulons que soit mis en place un dispositif qui assure la même bonification à tous, quelque que soit la taille de l’entreprise, et la même exonération des charges sociales.

Une telle décision aurait un triple avantage : Soutenir le pouvoir d’achat des classes moyennes. Reconnaître la place importante que tiennent avec leurs salariés les Pme dans notre économie. Et atténuer la fracture naissante entre ceux qui travaillent dans des entreprises de plus de 20 salariés et ceux qui sont dans de petites entreprises et ont l’impression d’être oubliés.

Malheureusement, l’amendement UDF n’a pas été voté. Une nouvelle fois, le gouvernement se contente d’une demi mesure tout en maintenant les inégalités de traitement entre salariés du public et du privé, et entre salariés des petites et des grandes entreprises.

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