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A.M. Comparini
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Encourageons le travail!

 


Michel GODET, brillant économiste aux idées dérangeantes, se déclarait dernièrement en faveur de ce qu’il nomme « la prime aux fourmis ».
Il a mille fois raison. Il faut encourager les français qui veulent travailler plus : on ne peut mieux résumer l’action qui doit être la nôtre, si nous voulons maintenir et développer l’emploi.

Je dirai même que sa réflexion est bienvenue dans notre pays où l’effet d’annonce l’emporte trop souvent sur le fond. Un fond pourtant si simple. La différence des réussites économiques vient de deux facteurs : le travail et la recherche-innovation.

Parlons du travail et comparons avec nos principaux partenaires : Ils travaillent plus que nous.
Il s’agit donc de sortir de la lancinante question des 35 heures ! Dans cette perspective, la discussion sur la durée du travail doit nous interpeller et non, nous opposer.
Car, nous le savons tous, elles augmentent le coût du travail, cassent la croissance, alimentent les délocalisations et au final, se traduisent par un chômage fort, notamment pour les moins qualifiés. Où est, la justice sociale quand 20% de la population active est coupée du travail ?

Aussi, la proposition de Michel Godet qui vise à rendre non-imposables les heures supplémentaires pour ceux qui acceptent de travailler au-delà de 35 heures, a-t-elle le double mérite de respecter la liberté de choix et de « récompenser » ceux qui entreprennent.

Par ailleurs, ils utilisent mieux les compétences des plus de cinquante ans.
Ces derniers sont, dans notre pays, trop souvent rejetés des entreprises et écartés durablement de l’emploi. Or, ils possèdent une expérience inestimable dont nous avons besoin alors même qu’une partie importante de la population active française va partir à la retraite.
Là encore sachons anticiper ce mouvement pour réussir le passage de témoin entre salariés et éviter que des entreprises commerciales et artisanales, richesse de notre tissu économique, disparaissent faute de repreneur.

Ces deux pistes d’action, qui couvrent une grande partie de la question du travail souvent mise au passif de la France, je les proposerai à mes collègues lors des prochaines journées parlementaires de l’UDF. Je les proposerai car je ne me résous pas à ce mal français.
Au contraire je crois qu’il est possible de rendre à nos compatriotes les moyens de créer de la croissance. Elle, et elle seule, est génératrice d’emplois si nécessaires à ceux qui débutent sur le marché du travail et à ceux qui peinent à y rester.

Anne-Marie Comparini

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