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A.M. Comparini
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lettre d'information
 

La France ne doit pas être allergique aux réformes

 

« Que du bonheur ». C’est par ces mots - lus dans la presse - que Ségolène Royal, députée socialiste se réjouit des difficultés du gouvernement, oubliant qu’elles sont celles de notre Pays. Moi, je ne m’en réjouis pas, car la France est aujourd’hui malade : - de sa dette en déficit galopant depuis 15 ans. Avec 1OOO milliards d’euros, la dette française représente 20 ans d’impôt sur le revenu. - de son assurance maladie en dérive inquiétante. Avec 15 milliards de déficit en 2004, ce dossier devient aussi redoutable que celui de la retraite. - de son chômage qui repart à la hausse, entraîne le déficit de l’assurance chômage et fait malheureusement avancer la précarité, en dépit des programmes de solidarité. Ces vérités, ces réalités ne peuvent être cachées. Elles nous concernent tous et doivent être examinées sans esprit partisan, ni intérêts politiciens. Voilà pourquoi les réformes, toujours remises à plus tard, sont incontournables et doivent être prises à bras le corps. Grâce à elles, nous pourrons comme nous le souhaitons tous - aider ceux qui subissent de plein fouet les faillites et les fermetures d’entreprise et se retrouvent sans emploi ; - régler le dossier de l’assurance maladie. La santé est une priorité. On ne peut la reporter : il y a tant à faire pour accompagner les personnes âgées dépendantes ou les handicapés ; - Accroître le taux de l’emploi, en mettant en place des stratégies industrielles au niveau européen fondées sur l’investissement et la recherche ; - Eviter de faire payer aux générations futures les dérapages financiers. Aucune génération ne peut contracter des dettes plus conséquentes que celles qu’elle peut payer au cours de son existence. En 1789, le président américain Jefferson déjà le disait ! C’est vrai les choix sont difficiles. Les marges de manœuvre sont faibles : la croissance ne décolle pas, l’investissement industriel est en chute et la consommation des ménages, stagne. Et la croissance ne peut pas tout puisque la France souffre de réelles rigidités qui plombent sa compétitivité : un travail trop réglementé, à la durée réduite et au coût alourdi par les 35 heures pour les salariés les moins qualifiés; des systèmes de protection sociale conçus en 1945 et peu en prise avec notre temps ; une dépense publique dont la hausse insupportable doit être réduite. Mais la France ne doit pas être allergique aux réformes. Il faut le dire et engager une pédagogie en vue d’une réelle mobilisation pour le changement. Il faut les faire, en cherchant à répartir les efforts sur toutes les catégories de la population et sur l’Etat qui doit donner l’exemple, moderniser ses modes de fonctionnement et réduire ses coûts. Nos voisins européens savent s’atteler à cette tâche. Sachons nous engager dans une démarche de changement comparable.

 

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