En ce mois d’avril 2004, comment ne pas évoquer les résultats des dernières élections régionales et le
vote sanction émis à cette occasion à l’égard du gouvernement ? Le scrutin régional a enregistré la volonté populaire. Mais l’ampleur du raz de marée en faveur de la gauche unie et la part accordée à la politique nationale alors qu’il s’agissait de notre vie quotidienne en région, ont canalisé une démarche maintenant bien connue dans notre pays : le
vote négatif. On cesse de voter pour un programme ou une collectivité. On vote contre une équipe même si elle n’a aucun rapport avec l’élection du jour. Cette attitude traduit le
sentiment d’impuissance ou d’exaspération de nos concitoyens, face à un monde aux évolutions rapides et qui oblige à des
révisions souvent rudes et déchirantes : ce que nous appelons réformes et nécessaires adaptations.
Je ne me résous pas, je le dis clairement, à voir mon pays stopper les réformes, être au bout du rouleau et s’enfoncer irrémédiablement dans un déclin pathétique. La situation extrêmement préoccupante des finances publiques et les perspectives alarmantes de l’assurance maladie en sont l’une des illustrations les plus graves . Or nous avons mieux à offrir comme héritage aux jeunes. C’est pourquoi, il nous faut
retrouver la confiance des Français par plus de pédagogie, plus d’écoute pour fixer les objectifs précis des réformes nécessaires pour redynamiser notre économie. Dans cette perspective, le Parlement doit retrouver sa crédibilité et sa force de propositions. Les réformes ne pourront se faire qu’avec les Français et non pas contre eux.
A mon niveau, je continuerai à m’y employer en restant à votre écoute. Ma permanence et mon site sont ouverts à vos réflexions.
Anne-Marie Comparini