Anne-Marie COMPARINI considère que la mascarade de la discussion parlementaire sur le contrat première embauche est une nouvelle illustration du mal français.
Du fait de l’obstination du gouvernement qui sur un texte aussi important que le contrat de travail n’engage pas le dialogue avec les partenaires sociaux, et clôt le débat parlementaire avant la fin de l’examen de tous les articles par les députés.
Du fait de l’obstruction de la gauche qui espère reconstituer son fond de commerce sur les problèmes douloureux de la jeunesse.
Avec ses collègues parlementaires Udf, elle avait, à de multiples reprises demandé qu’un débat approfondi soit organisé. C’est d’ailleurs le rôle du parlement dans une démocratie vivante ; Elle avait aussi demandé qu’on sorte des schémas partisans pour étudier l’emploi des jeunes: la jeunesse ne le mérite-elle pas ?
Ensemble, ils avaient déposé des amendements constructifs sur le CPE, les stages, l’apprentissage, le service civil obligatoire.
Anne-Marie Comparini est consternée par cette manière de gouverner. Comment notre pays peut-il se relever si l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux ne sont pas associés aux solutions, d’autant plus si celles-ci ne viennent aujourd’hui que d’un carré décisionnel restreint ?