« Une loi de finances inadaptée à la situation actuelle »
Il faut en convenir les caisses sont vides, les Français vont mal et les meilleurs spécialistes pointent un état de déficit dans tous les domaines : de finances publiques, de croissance, de cohésion sociale, d’Europe et de manque de management du pays.
Le Groupe UDF le dit à chaque budget, et moi-même je ne vous ai jamais caché mes craintes de voir le pays s’enfoncer, décrocher de manière durable.
En disant cela, Je reste fidèle aux engagements que j’ai pris envers mes électeurs pour un Etat qui se recentre sur son métier, qui ne pénalise pas par sa lourdeur la vie des entreprises et qui nous protège face aux fléaux de la vie. Et tout cela, en baissant les charges qui écrasent le travail et en inversant la spirale infernale de la dette qui n’a cessé de croître depuis 25 ans.
Or aujourd’hui que voit-on ? Tous les indicateurs sont au rouge et le projet de budget pour 2006 n’est pas sincère dans ses prévisions, il est porteur de menace pour l’avenir car il entérine une hausse constante de la dette publique qui atteindra 1 162 milliards d’euros à la fin 2006, il comporte des dispositions fiscales injustes qui ne soulagent pas assez les classes moyennes. Il n’est pas économiquement efficace car la moitié de la richesse créée par les Français sera prélevée par le secteur public et enfin, il porte une nouvelle atteinte à l’autonomie fiscale des collectivités locales et à la nécessaire responsabilité des élus locaux devant leurs électeurs.
Pour ces cinq raisons, je vote contre la première partie du projet de loi de finances 2006.