Dans cette rubrique, toutes les propositions ou les réflexions de membres de l’UDF dont Anne-Marie Comparini partage la vision…
Améliorer le budget de la Sécu
L’automne voit traditionnellement l’examen du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. Lundi 28 octobre, Jean-Luc Préel, porte-parole de l’UDF sur le projet de financement de la sécurité sociale a fait connaître la position de l’UDF : le « texte est relativement satisfaisant » : « Les mesures contenues dans le texte sont intéressantes, les mesures annoncées sont importantes, mais le chemin est encore long car tous les secteurs de la santé sont en crise ». L’UDF votera donc ce budget.
Toutefois, M. Preel a manifesté la volonté de l’UDF d’améliorer ce budget. Pour ce faire, ce ne sont pas moins de 45 amendements qui seront déposés par le groupe des élus UDF à l’Assemblée nationale. M. Préel également affirmé qu’il interrogerait le ministre de la Santé, M. Jean-François Mattéi pour savoir comment le gouvernement entend s’attaquer aux difficultés financières des hôpitaux (revalorisation des traitements des spécialistes et des infirmières,…).
Enfin, M. Préel s’est opposé à un transfert des excédents de la branche famille de la sécurité sociale vers sa branche retraite.
28 octobre 2002
Vers une armée européenne
Hervé Morin, président du Groupe UDF, s’est félicité du budget qu’a présenté le ministre de la Défense, le jeudi 24 octobre.
Pour Monsieur Morin, ce budget « répond aux attentes de nos militaires qui traversent une crise morale profonde, en leur rendant l’espoir, notamment, par un effort accentué en ce qui concerne leur matériel ».
« Ce budget, ainsi que la future loi de programmation militaire annoncée démontrent la volonté forte du président de la République et du Gouvernement, de redonner sa place à la France dans la défense et la protection des pays occidentaux. Mais la France ne pourra être maître de son propre destin que si l’Europe arrive à définir une politique étrangère commune et à mettre en commun ses moyens militaires. Pour cela, la France doit être à l’initiative d’une proposition dotant l’Union Européenne d’une structure militaire complète afin qu’elle puisse mener par elle-même une action militaire sans passer par l’OTAN (…). »
Ainsi Hervé Morin a-t-il demandé, au gouvernement français, de faire, lors du Conseil européen de Bruxelles (octobre 2002) de faire la proposition suivante : alors que les américains ont souhaité que les forces de l’OTAN se retirent de macédoines le 15 décembre 2002., la France devrait demander qu’elles soient remplacées par une force placée sous l’égide de l’Union Européenne. Une telle action démontrerait, en ce début de siècle, la volonté des Européens de prendre enfin leur destin en main sur leur propre sol et non plus de le confier aux Américains ».
24 octobre 2002
Ce qu’aurait pu apporter la réforme de la loi sur les 35 heures
La question des trente-cinq heures continue de diviser les Français : si elles libèrent un peu de temps à certaines catégories socioprofessionnelles, il n’en reste pas moins qu’elles ont durablement porté un coup à la santé des entreprises et que le système mis en place par le gouvernement de M. Jospin interdit à tout salarié qui voudrait travailler plus de le faire.
Hervé Morin fait partie de ceux qui déplorent l’erreur grave que représente les 35 heures. Dans le cadre de la réforme de cette loi, L’UDF aurait souhaité l’insertion d’une dose de souplesse dans le mécanisme actuel : les heures supplémentaires auraient été majorées de 25 % pour les salariés. Côté employeur, ce surcoût aurait pu être neutralisé grâce à des allègements des charges.
L’UDF souhaite, également, que le fossé existant entre les dispositions applicables aux entreprises de plus de 20 salariés et celles applicables aux entreprises de plus de 20 se réduisent. S’il s’agit de retrouver une véritable justice sociale pour l’ensemble des salariés français, il ne s’agit, en aucun cas, de « matraquer », les petites entreprises, qui sont fortement créatrices d’emplois.
Hervé Morin a, enfin, regretté que la réforme de la loi sur les 35 heures n’ait pas été l’occasion de laisser plus de place à la négociation collective. Pour lui, la loi « doit définir ce qui relève de l’ordre public social et laisser le champ libre aux partenaires sociaux ».
Septembre 2002