|
Une nouvelle fois, il se passe ce que le Groupe UDF avait dit qu’il se passerait : le Groupe UDF avait affirmé, en mai dernier lors de la discussion projet de loi relatif à la solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, que la suppression d’un jour férié aboutirait à la suppression du lundi de Pentecôte.
L’annonce par le gouvernement que, à partir de 2005, le lundi de Pentecôte sera un jour travaillé dans les établissements scolaires, veut dire que, dans toute la France, ce jour sera travaillé.
Par ailleurs, on traite de manière inéquitable les Français puisque certains travaillent déjà le lundi de Pentecôte — dans le tourisme, la presse, les hôpitaux.
L’accroissement de l’activité économique ne correspondra donc pas au prélèvement de 0,3 % institué par le gouvernement sur les entreprises. Ainsi, le gouvernement a bien créé une cotisation sociale supplémentaire sur le travail.
Il aurait mieux valu décider, comme l’UDF l’avait proposé, la suppression d’un jour de congé ou une vraie loi d’assouplissement des 35 heures, en maintenant la réduction du temps de travail, mais en permettant à ceux qui le souhaitent de travailler davantage.
Cette mesure pèsera fortement sur l’activité économique, car elle va affecter l’industrie touristique, pour qui ce long week-end est le premier de la haute saison.
Hervé MORIN, Président du Groupe UDF de l’Assemblée nationale, Député de l’Eure
Yvan LACHAUD, Député du Gard
|