liens
-
contact
Accueil
::
AM Comparini
::
Activité parlementaire
::
Circonscription
::
Sur le terrain
::
Europe
::
UDF
::
Presse
::
Blog de campagne
::
Contact
UDF
Les temps forts de l'UDF
UDF Assemblée Nationale
UDF Rhône
Rejoindre l'UDF
Archives
Zoom sur
Motion du Conseil Régional Rhône-Alpes votée le 29 juin 2007
Motion votée en séance plénière du CRRA suite aux propos tenus par M. DEVEDJIAN à l'encontre d'Anne-Marie COMPARINI
Vincent Lindon en campagne à Lyon avec AM COMPARINI
Vincent Lindon en campagne avec AM COMPARINI dans le Vieux-Lyon
Meeting avec François Bayrou au Transbordeur
Compte-rendu du meeting MoDem du Rhône du mercredi 6 juin
Café-politique Point du Jour aux "Marionnettes"
Café-politique du 4 juin 2007
Rencontre avec les associations de la circonscription
Rencontre du vendredi 1er juin à l'Espace Gerson
Café-politique à Gerland au Plaza Diva avenue Jean Jaurès
Café-politique du 31 mai 2007
Déjeuner-thématique sur la recherche et l'enseignement supérieur
Rencontre du 30 mai 2007 à Gerland
Rencontre avec les PME et les commerçants de la circonscription
Soirée-débat du 29 mai 2007 à Perrache
Anne-Marie Comparini au meeting du MoDem au Zenith de Paris
24 mai 2007
Café-politique dans le 8ème (Etats-Unis)
Café-politique du samedi 26 mai 2007
Café-politique Gerland "Un R de Famille
23 mai 2007
Café-politique St Just au "Rendez-vous des amis"
Café-politique du 22 mai 2007
Déjeuner-thématique avec les responsables associatifs de Perrache
Déjeuner-thématique du 23 mai 2007
Déjeuner-thématique "santé"
compte-rendu / 22 mai 2007
Café-politique 8ème au "Capricorne"
21 mai 2007
Déjeuner avec les personnes âgées du 5ème
18 mai 2007
Café-politique Gerland chez Gamboni
16 mai 2007
Café-politique 9ème à La Tonnelle
15 mai 2007
Café-politique "Vieux-Lyon"
Café-politique du 14 mai 2007
Déclaration de candidature - Conférence de presse du 9 mai 2007
Allocution d'Anne-Marie COMPARINI, conférence de presse du 9 mai 2007
lettre d'information
Vous êtes ici :
Accueil
>
UDF
>
Archives
>
Best of : les journées parlementaires UDF 2003
Best of : les journées parlementaires UDF 2003
>>> Discours de François Bayrou, Président de l'UDF
>>> Extraits du discours d'Hervé Morin, Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale
Discours de François BAYROU, Président de l’UDF
L'idée qu'un seul parti, qui aurait toutes les commandes entre les mains, qui obéirait au doigt et à l'oeil, pourrait gouverner valablement la France, est une idée fausse.
Nous contestons cette idée depuis le premier jour parce que, quand on décide seul, on est forcément amené à se tromper. Quand les décisions sont prises au sommet, concentrées, centralisées, dans un petit cercle, sans discussion préalable, dans un pays aussi complexe que la France, aujourd'hui, on est, selon nous, assuré de se tromper.
Seul le partenariat, la reconnaissance de la légitimité des partenaires, des partenaires politiques, mais aussi des partenaires sociaux, économiques, décentralisés, cette reconnaissance du partenariat qui suppose que ceux qui sont différents de vous, on leur reconnaisse une légitimité équivalente, égale, cette démarche est la seule démarche juste.
Pour nous,
le monopole n'est pas plus sain en démocratie qu'il l'est en économie
. Il fait faire autant d'erreurs, il est aussi frustrant pour le citoyen qu'il l'est pour le consommateur lorsque hélas cette dérive l'emporte.
La liberté de parole que nous avons acquise, nous ne l'abandonnerons pas, nous ne la limiterons pas
.Notre liberté de parole,
elle n'est pas seulement un droit, elle est un devoir
. Nous exercerons sans faiblir le devoir d'écoute des Français, le devoir de vigilance devant le danger, le devoir d'avertissement pour éviter les écueils et le devoir de vision pour donner une perspective et offrir un espoir.
Je voudrais reprendre maintenant, avec cette responsabilité que nous revendiquons et aussi avec cette liberté qui est pour nous notre premier atout, les principaux sujets de débat de cette rentrée.
Naturellement, je parlerai d'abord de la baisse des impôts.
Oui, pour nous, les prélèvements sont trop lourds en France. Oui, notre fiscalité, Jean-Louis Bourlanges en a parlé, est inadaptée, compliquée, remplie de niches de toute nature qui sont à la fois exorbitantes du droit et dévoreuse d'emplois publics. Jean-Louis Bourlanges rappelait qu'il y a en France 150 impôts différents quand il y en a moins de 50 chez notre voisin allemand.
Hervé Morin notait l'inflation des emplois publics qui correspondent naturellement à cette complexité française. Que l'une des premières décisions du gouvernement ait été de renoncer à la retenue à la source pour l'impôt sur le revenu, alors que cette retenue à la source a été réalisée dans tous les autres pays européens, est un exemple de ce que l'on ne se donne pas les marges de manoeuvre nécessaires.
Oui, nous croyons qu'au premier rang des réformes qu'il faut faire, il y a la réforme fiscale.
Oui nous croyons que les impôts sont trop lourds.
Encore plus que les impôts, oui nous croyons que les charges sur l'emploi sont trop lourdes en France.
Mais non, on ne peut pas financer la baisse des impôts par le déficit et par la dette.
Je voudrais simplement que l'on prenne ensemble la vraie mesure du déficit parce que l'habitude que nous avons héritée des débats sur le traité de Maastricht, l'habitude d'exprimer le déficit, en points de PIB, 3 %, 4 %, 2 %..., pour beaucoup de nos compatriotes, cela signifie que ce n'est pas beaucoup.
1 %, 2 %, 3 %, ce n'est pas la vérité des chiffres. La vérité des chiffres, c'est que nous dépensons chaque jour dans notre pays 20 % de plus que ce qui rentre dans les caisses de l'Etat. 20 % de plus que ce que les Français consentent comme impôts déjà lourds et charges déjà si lourdes.
Il n'est pas une entreprise, il n'est pas une famille, il n'est pas un individu qui puisse durablement assumer un tel déséquilibre. On ne peut pas demander et quelquefois rigoureusement, aux individus, aux familles et aux entreprises, d'être exemplaires dans leur gestion, de respecter leurs engagements, on ne peut pas leur envoyer l'huissier avec du papier bleu et les soumettre aux commissions de désendettement quand l'Etat lui-même, chaque jour, montre qu'il est incapable d'approcher cet équilibre pourtant nécessaire.
Pour nous, en cela de simple bon sens, nous refusons de continuer à laisser s'engager notre pays dans le chemin du déficit et de la dette.
J'ai essayé de traduire la vraie mesure du déficit, je voudrais maintenant traduire la vraie mesure de la dette, en milliers de milliards, on n'arrive pas à se la représenter, que ce soit en euros, et hier en francs.
Mais si l'on essaie de mesurer la vraie mesure de la dette par famille française, parce qu'au bout du compte, personne d'autre que les familles françaises n'assumera la dette du pays, il n'y a pas d'autres contributeurs au bout du chemin que ceux qui travaillent en France.
Si l'on essaie de répartir la dette entre familles françaises, prenons par exemple une famille moyenne de 5 personnes (une personne âgée, 2 adultes, 2 enfants) : cette famille moyenne est endettée pour l'équivalent de 550000 francs.
Cette année, on a augmenté cette dette de 30000 francs. 80000 euros de dette à la charge de cette famille.
Ce qui veut dire que
chaque mois une famille française moyenne, une famille française type, se voit privée de quelque 5000 francs pour assumer l'annuité de la dette que les dirigeants ont laissé se creuser en France
. En niveau de vie, je ne sais pas si vous voyez ce que cela représente, en salaire du travail... on parle de réhabiliter le travail.
Le Président de la République a parlé de réhabiliter le travail. Comment veut-on réhabiliter le travail lorsque l'on ponctionne ceux qui travaillent, de quelque 5000 francs par mois, simplement pour assumer la dette du pays ?
Cette situation n'est pas une situation qui vient de loin. Nos générations et même les générations des plus jeunes parmi nous, n'ont pas eu la charge de cette dette. Elles n'ont pas été plombées. Lorsque Valéry Giscard d'Estaing et Raymond Barre ont quitté leurs responsabilités, ce n'était pourtant pas une période facile - tout le monde sait ce que le deuxième choc pétrolier a signifié pour l'économie française - la dette était plus de 3 fois inférieure à ce qu'elle est aujourd'hui.
Cela signifie que les Français qui travaillaient n'étaient pas plombés. Et là, en niveau de vie et en emploi, les Français, eux, vont avoir à assumer la légèreté de ceux qui, depuis quelque deux décennies, ont gouverné la France. Car, évidemment, il est juste de dire que le gouvernement socialiste porte dans cette affaire une responsabilité accablante parce qu'il a eu la chance d'avoir un moment de croissance durable, vigoureux, un moment ou les ressources rentraient dans les caisses et permettaient ainsi de rééquilibrer les choses.
Ainsi, on voit la vanité du d ébat sur la "cagnotte" que nous avions signalée d ès cette époque. Une société politique française toute entière qui se demande ce qu'elle peut faire de l'argent alors qu'elle est accablée de dettes et qu'il serait civique et juste de les rembourser avant de songer à faire autre chose de ses facilités.
On est en train de préparer des conséquences désastreuses sur les générations qui vont travailler dans les 20 ans qui viennent.
Cela veut dire que, ceux qui ont aujourd'hui 40 ans, ceux qui ont aujourd'hui 30 ans, ceux qui ont aujourd'hui 20 ans, ceux qui ont aujourd'hui 10 ans, vont être mis à contribution au nom de la légèreté des générations politiques qui ont précédé.
Je voudrais signaler, c'est une réflexion que l'on ne fait pas souvent, qu'il existe désormais une double épée de Damoclès qui va s'abattre sur ces générations-là. Il y a la dette, j'allais dire financière, et il y a la dette démographique
.
Vont s'abattre en même temps sur ces générations au travail, la nécessité de rembourser les montagnes d'obligation, d'endettement que nous avons laissé souscrire et l'augmentation, en même temps, exponentielle du nombre de Français à la retraite.
Sur ceux qui travaillent, le plomb va s'accumuler. Cela se traduira de deux manières, le niveau de vie s'effondre et les emplois s'en vont parce que, plus les emplois sont chargés, plus ils partent dans des pays ou ces charges sont plus faibles.
Nous nourrissons la délocalisation en particulier sous cette forme. Nous accablons ceux qui vont travailler et le pays tout entier dans la compétition extraordinaire et en effet très difficile que chacun a découvert.
C'est pourquoi, les meilleurs alliés des jeunes Français, sont ceux qui disent : "S'il vous plaît, par pitié, arrêtez de les alourdir de plomb, faites en sorte que ceux qui vont travailler aient un peu aussi le fruit de leur travail et pas seulement la charge d'assumer l'impéritie des générations qui les précédaient".
Un mot sur le raisonnement économique qui sous-tend cette politique.
J'avoue que je m'attendais à beaucoup de choses dans ma vie politique, y compris quand j'étais jeune, mais je n'aurais pas imaginé de voir la droite française réhabiliter le Keynesianisme. Il y avait des débats autrefois. Mais voir se développer un raisonnement économique, vicié dans son essence, par ceux-là même qui avaient proposé des principes et des valeurs qui étaient fondés sur la libération de l'initiative, la liberté, l'arbitrage des acteurs économiques, que ce soient les individus ou les entreprises, alors cela me sèche !
Ce sont des d ébats doctrinaux, mais pardon d'interroger une seconde, y compris les plus Keynésiens ; si l'on veut faire du Keneysianisme, alors il faut y mettre les moyens.
La baisse des impôts représente 0,1 % du produit intérieur, 1 pour 1000. Croyez vous qu'avec 1 pour 1000, on relance la croissance ?
Vous savez les sommes considérables peut-être même irraisonnées que les Etats-Unis ont consacré ces temps-ci à la relance par le déficit. Mais deux choses, d'abord, avant cela, l'année précédente, ils étaient à l'équilibre et en excédent.
Alors évidemment, quand vous accumulez des noisettes pour l'hiver, vous avez le loisir de manger les noisettes pendant l'hiver, mais ce n'était pas notre cas, nous étions, nous, en déficit et en déficit lourd.
Puis, ils ont mis des moyens qui sont sans commune mesure avec ceux que nous voyons. Mais il y a plus grave encore : comme les marges de manoeuvre en réalité n'existent pas, on est obligé de reprendre d'une main ce que l'on fait semblant de donner de l'autre.
Ce n'est pas seulement que nous devons avoir un débat sur l'opportunité ou pas de cette décision, mais nous devons avoir un débat sur la sincérité de ces décisions, civiquement. Parce que tout le monde le voit bien, le risque est l'
incohérence
et l'
injustice
.
Je voudrais m'arrêter un instant sur ces deux mots parce que je crois qu'il y a là, une des clés de la situation que nous sommes en train de vivre et des difficultés aujourd'hui entre le gouvernement et l'opinion.
La clef de la réforme, ce n'est pas un parti qui à tous les pouvoirs.
La clef de la réforme, c'est l'adhésion des citoyens
.
Pour que les citoyens adhèrent à une politique de réforme, forcément inconfortable, qui exige forcément des efforts, il y a selon nous trois conditions
.
La première, c'est de dire la vérité
. Autrement dit, que l'on mette devant les citoyens, pour les entraîner à la détermination nécessaire, qu'on leur mette sous les yeux la gravité de la situation. C'est ce qui n'a pas été fait au moment crucial, juste après les élections de 2002.
C'est le temps que l'on a perdu à faire mesurer au citoyen la gravité de la situation qui est une des explications de l'incertitude dans le pays. La mobilisation n'a pas été faite ou insuffisamment au moment o ù il le fallait.
La deuxième condition, c'est la cohérence
. Savoir où l'on va, avoir une vision, que chaque décision soit cohérente avec les autres, reliée aux autres, que tout cela forme un plan d'ensemble, que ce soit compréhensible pour les citoyens, qu'au travers de chacune des tâches que le peintre pose sur le tableau, on voit le dessin d'ensemble se former, qu'une décision soit dans la même logique qu'une autre.
La troisième condition, c'est la justice
.À mes yeux, c'est la plus importante.
Si tout le monde doit consentir des efforts, il faut que les efforts soient équitablement répartis. Il n'y a pas seulement une question économique, il y a aussi une question morale et de morale de la nation. Dans l'effort général, il ne peut pas y avoir des privilèges et des avantages pour les uns et des sacrifices uniquement pour les autres. Et même, en toute justice, l'effort devrait être distribué à la mesure des possibilités de chacun.
Je voudrais reprendre les deux décisions qui ont fait débat entre nous.
La hausse du gazole. C'est incohérent.
Quand on veut réhabiliter le travail, alors il faut mesurer que le gazole, c'est le travail. Je veux dire que les artisans, les ouvriers qui prennent leur voiture tous les jours, parce qu'ils habitent loin de leur usine, les agriculteurs avec leur C15, les commerçants avec leur camionnette, c'est le travail.
Il est incohérent de concentrer sur eux cet effort financier.
J'entends bien, Gilles de Robien nous l'a dit, que dans un plan d'ensemble écologique, énergétique, on puisse penser à rééquilibrer la fiscalité sur les carburants, c'est légitime. Mais il faut que ce soit équitable et raisonné, il faut que ce soit dans un plan d'ensemble.
Et plus encore, la mesure annoncée vendredi,
la suppression de l'allocation pour les chômeurs en fin de droit et leur transfert au RMI, ce n'est pas seulement incohérent, c'est injuste
. Bien sûr, Michel Mercier nous la dit, c'est une charge de plus pour la décentralisation. Bien sûr, cela veut dire que l'Etat va économiser et que les départements vont payer.
Pour le seul département du Rhône, c'est 6 000 personnes qui vont se retrouver à la charge du département, par RMI interposé.
Et donc évidemment, du point de vue de la décentralisation et de sa cohérence, cela ne va pas mais, je pense que chacun mesure combien, socialement, c'est un signe désastreux.
Pour l'esprit de justice, c'est un choix destructeur
. Pour les finances, c'est une économie qui franchement coûte cher. Pour 150 millions d'euros, c'est-à-dire moins du dixième de la baisse des impôts, on prend le risque de se trouver avec un pays qui ne comprend plus et, le sentiment au moins d'une inquiétude sociale qui nuira à tout soutien à la réforme.
Pour nous qui voulons la cohérence et qui voulons la justice, ni la hausse du gazole, ni surtout la suppression de l'allocation des chômeurs en fin de droit, ne correspondent à notre vision.
L'UDF ne les accepte pas. Ces deux mesures représentent la moitié de la baisse des impôts. Nous allons donc proposer de les écarter.
Nous déposerons un amendement de rectification du budget, pour limiter la baisse de l'impôt sur le revenu à 1 %, comme l'a par ailleurs proposé le Président de la Commission des finances, pour ne pas augmenter le gazole et pour sauvegarder l'allocation des chômeurs en fin de droits
.
Décrivant ainsi notre action dans la majorité au Parlement, action de réhabilitation du Parlement.
Si le Parlement à un sens, vous le savez depuis son origine, c'est qu'il vote les impôts. C'est dans cet esprit que le Parlement, les premiers parlements que l'histoire note, ont été constitués.
Si le Parlement à un sens, il doit pouvoir rectifier le projet de budget en ce qu'il a d'incohérent et en ce qu'il a d'injuste.
Pour autant, sommes-nous en train de dire que la réforme doit être différée ?
Nous venons au contraire devant les Français pour dire : "
la réforme doit être assumée tout de suite
".
On a déjà un temps de retard. Ce temps de retard risque d'être pénalisant. On ne peut pas s'en payer un autre.
Par exemple en matière de santé et de sécurité sociale, au haut rythme où va le déficit, retarder, adopter une attitude dilatoire avant de mettre sur la table les problèmes comme ils se posent et d'imaginer cette grande réforme de la santé française et de la sécurité sociale dont nous avons besoin, c'est prendre le risque que l'avenir soit encore plus noir.
Alors, nous appelons le gouvernement à mettre devant les Français, les urgences qui s'imposent et notamment à traiter de ce grand sujet de la santé et de la sécurité sociale.
Dans les d ébats de rentrée, il y a un grand débat sur l'avenir européen.
Marielle de Sarnez l'a abordé au nom des parlementaires européens, Jean-Louis Bourlanges l'a abordé très profondément pendant tout l'été par une série d'articles tr ès brillants.
Nous avons un problème de vision européenne.
Je ne vais pas m'appesantir sur ce sujet aujourd'hui parce que nous aurons un grand débat à l'automne, parallèle à la CIG et, a fortiori, à l'issue de la CIG, pour juger de l'Etat de l'Europe en ce début d'année d'élections européennes.
Je voudrais simplement énoncer trois idées qui recadrent le d ébat.
Depuis des mois, on insinue ou on laisse croire que l'Europe limiterait notre souveraineté. Je veux dire exactement le contraire.
L'Europe, c'est notre souveraineté
. Et même la seule raison qui vaille, en dehors de la paix, pour les pays européens de consentir cet effort d'édification en commun. C'est pour retrouver la souveraineté perdue.
On peut prendre 10 exemples, mais vous voyez bien que si l'on pose la question de la souveraineté dans les vrais termes qui s'imposent, la souveraineté c'est la capacité, c'est de pouvoir agir, faire, proposer, peser sur l'avenir.
Alors,
l'Europe est le seul moyen dont nous disposions pour être assis à la table de ceux qui comptent, pour faire bouger les règles, s'il est nécessaire de les faire bouger
.
Il m'est arrivé de conclure mes discours pendant la campagne, déjà lointaine des Européennes de 1999, en disant : "les vrais souverainistes, c'est nous" !
Je ne retire rien de cette formule, un tout petit peu paradoxale, j'en conviens, tant les mots se détournent. Mais lorsque Jacques Diouf est venu devant notre Université d'été, avec Michel Camdessus, pour nous dépeindre en termes poignants, terribles, les dérives qui faisaient qu'aujourd'hui 800 millions de paysans sur la planète n'arrivaient même pas à vivre et quittaient leur terre pour partir grossir d'immenses unités urbaines, il dépeignait aussi un monde dans lequel la question est de savoir comment peser sur le cours abandonné des choses, comment éviter les dérives auxquelles nous sommes exposés ?
Il n'est pas de domaine, songez à la recherche, à la défense, à la politique économique, où l'édification d'une vraie Europe ne soit la clef de notre capacité, c'est-à-dire de notre souveraineté.
La souveraineté est une exigence inéluctable, capitale, de la réflexion politique.
Simplement, la souveraineté a changé d'échelle. Non pas que nous le préférions, simplement parce que le cours du monde l'impose. Donc, ce besoin de souveraineté doit guider notre réflexion européenne.
Cela veut dire en particulier que, sur tous les textes fondateurs, sur les projets de constitution qui sortiront ou pas de la CIG, il faudra analyser précisément s'ils servent la capacité de l'Europe ou pas.
Vous savez bien que politique économique, politique fiscale, politique sociale, nous avons des exigences à présenter pour l'avenir.
Ce qui met en lumière en particulier l'idée que Marielle de Sarnez vient de défendre devant vous, que la prudence et l'espoir voudraient que les gouvernements préparent pour le texte de Constitution, une possibilité de révision crédible et pas un gel définitif qui verrouillerait à vues humaines la Constitution de l'Union européenne.
C'est le premier appel.
L'Europe, c'est la souveraineté ; la souveraineté, cela se mesure à la capacité.
Il y a un deuxième appel qui est parallèle à celui-là
.
Nous, nous voulons que l'Europe devienne une démocratie. Pas un lieu où cela se joue dans les couloirs, un lieu où cela se joue sous l'œil, sous le regard des citoyens, un lieu o ù les questions de frontière en particulier, soient posées, non pas de manière subreptice dans des accords dont personne n'a à répondre, puisqu'ils n'ont été présentés à personne, mais sous l'oeil, la responsabilité et l'influence des citoyens européens. À ce titre, la lisibilité des institutions est un critère de leur légitimité.
Ce n'est pas une affaire pour initiés de savoir qui on appelle le Président de l'Union, s'il y en a un ou plusieurs, s'il y a le huis clos sartrien que Jean -Louis Bourlanges dénonçait si justement, entre les trois visages qui, paraît-il, seront les visages de l'Union européenne : Président du Conseil, Président de la Commission, ministre des Affaires étrangères. Ce n'est pas une affaire pour initiés.
Ce n'est même pas seulement la question de savoir si cela va marcher. Ce n'est pas seulement la question de savoir s'ils peuvent décider entre eux. La vraie question est de savoir s'ils peuvent décider devant nous et avec nous.
L'Europe sera rejetée, si les citoyens n'en sont pas en charge
. C'est la raison pour laquelle, pour aussi difficile que soit ce choix, je soutiens l'idée qu'on ne peut pas adopter une Constitution pour l'Union européenne en France avec notre tradition, sans que cela se fasse par référendum.
Je sais bien que ce serait plus facile pour nous, pour ceux qui voteraient au Parlement, pour ceux qui pourraient parler à la tribune. Mais ce sont de citoyens français qu'il s'agit et c'est donc bien à eux qu'il faut demander leur avis, ce sont eux qu'il faut plonger dans ce bain.
Ils le demandent. Si vous faites une enquête d'opinion en disant " voulez-vous que l'on adopte la Constitution sans vous ou avec vous ?" vous aurez 80 % ou 90 % de gens qui diront : je veux pouvoir participer.
Nous avons montré au moment de Maastricht, contrairement à ce que tout le monde a dit qu'un grand peuple pouvait avoir un grand d ébat et que ce grand débat pouvait être tranché y compris dans le sens qui demande le plus de novation c'est-à-dire de risques.
Pour nous,
l'adoption de la Constitution par référendum, cela va dans la même logique. Il faut rendre l'Europe aux citoyens ; aux citoyens qui sont pour et aux citoyens qui sont contre
.
Ce sera d'ailleurs à mon avis, le seul moyen de re-fabriquer une génération de citoyens qui soient engagés pour l'Europe.
Deuxième remarque. Toute antagonisation artificielle entre la France et l'Europe se retournera contre l'Europe, bien entendu, mais elle se retournera contre la France.
Bien sûr, elle sera nuisible à l'Europe mais elle sera d'abord, et à court terme, nuisible à la France.
En défendant cette idée, ce n'est que la conséquence de la première idée : l'Europe c'est nous, c'est notre avenir. Quand on critique notre avenir, et bien forcément, on se tire une balle dans le pied.
À ce titre, je n'ai pas approuvé les remarques désobligeantes qui ont été faites sur l'Europe. L'une d'entre elles est totalement infondée, c'est celle sur les disciplines budgétaires.
Je crois avoir montré que, quand on nous protège de la dérive budgétaire des déficits et de la dette, on nous rend service et on ne nous handicape pas.
L'autre se discute, je veux m'arrêter un instant sur le cas d'Alstom.
Personne ne peut imaginer que, pour quelque raison que ce soit, un pays soit empêché de s'engager pour défendre une grande entreprise en danger. L'Europe ne l'interdit en rien.
Ce sur quoi elle fait des remarques, c'est sur le fait que l'engagement conduise à long terme à une prise de participation qui assurerait un déséquilibre complet entre les entreprises.
On peut discuter ce point et je suis moi -même prêt à le discuter, à deux conditions : la première, c'est de se souvenir que c'est nous qui avons demandé cette règle.
Bernard Bosson qui a occupé les fonctions de ministre des Affaires européennes sait bien qu'aucune de ces disciplines-là n'a été adoptée sans que la France y consente et le plus souvent la propose. Donc, au minimum, reconnaissons la part de responsabilité que nous avons dans la règle que la Commission européenne est chargée de faire appliquer.
Deuxièmement, si nous voulons changer la règle, alors, il faut que lorsque nous prenons des engagements, nous respections notre parole.
Vous voyez que le débat sur le budget n'est pas extérieur au débat sur la politique économique de l'Europe.
Il n'y aura aucune évolution possible des règles de l'Union européenne, m ême quand il convient de les changer, si nous ne montrons pas que la France respecte la parole qu'elle donne, qu'elle est fidèle à ses engagements et qu'elle ne les remet pas en cause.
Je voudrais que vous réfléchissiez à cette idée : l'Europe, ce sont des grands pays, des pays moins grands et des pays tout à fait petits, en population. Pour moi, la dignité est égale. C'est pourquoi il faut prendre soin de la respecter, l à, comme ailleurs. Je suis un défenseur de l'égalité de dignité et de l'égalité de responsabilité, dans un ensemble communautaire ou commun.
Mais mettez vous à la place de pays plus petits. C'est vrai que le "non" suédois, je ne dis pas qu'il est entièrement causé par nos attitudes, mais je suis sûr que cela a joué un rôle. Pourquoi ? Parce qu'un pays plus petit, quand il entre dans un ensemble comme l'ensemble européen, quelle garantie a-t-il ? Il a moins de force, il a moins d'argent, il a moins de poids politique que les autres. Il n'a qu'une garantie, c'est la règle pour laquelle, quand on donne son accord, une fois fixée, elle est respectée.
La garantie des plus petits pays est que tout le monde respecte sa parole, quelle que soit la taille et quelle que soit la force.
Dès l'instant que les grands pays, plus que les autres, refusent de respecter leur parole, dès l'instant qu'ils s'affranchissent de la parole donnée, ils menacent tous les accords à venir, ils déstabilisent toutes les constructions en cours, parce que la confiance n'existera plus d ès l'instant où l'on saura qu'il n'y a que les rapports de force qui comptent, et la construction communautaire s'effondre sur elle -même dans son principe.
C'est pourquoi ce n'est pas un petit sujet, c'est un grand sujet.
Et enfin,
dernière remarque sur ce point, ou à partir d'Alstom. Qui ne voit que la question posée est celle de la politique économique de l'Europe ?
Naturellement, il ne peut pas dépendre de la Commission, qui n'est pas un gouvernement, de poser avec les citoyens européens les grandes questions de l'avenir industriel, de l'équilibre des grandes entreprises. Naturellement cela ne peut pas se faire comme cela.
Nous avons besoin d'une politique économique en Europe, d'un gouvernement économique de l'Europe
. À mon sens, nous avons besoin aussi d'une politique fiscale et sociale, mais nous avons besoin d'une stratégie économique décidée et assumée ensemble. Donc, pour savoir si nous voulons qu'un grand équipementier subsiste en Europe et que l'équilibre nécessaire à la concurrence soit respecté, sans cela on aura des catastrophes industrielles qui s'ajouteront à d'autres, déjà en cours, toute "antagonisation" et tout affrontement, artificiellement entretenu, entre la France et l'Europe, se retournera bien sûr contre l'Europe mais se retournera à coup sûr et à court terme contre la France.
haut de page
Extraits du discours d’Hervé MORIN, Président du Groupe UDF à l’Assemblée Nationale
«[...]Quel doit être notre rôle dans les prochains mois ?
Ma première question : avons-nous eu raison d’exister ?
Je voudrais aborder cette question sous la forme d’un rappel de quelques uns des
sujets sur lesquels nous avons à la fois exprimé nos réserves et aussi, car l’un n’a
jamais été sans l’autre, les propositions que nous avons faites.
Je me limiterai à trois exemples.
Le premier est la construction budgétaire.
Je me souviens encore de la premièrequestion d’actualité que le groupe m’a demandé de poser. Etait-ce raisonnablede construire un budget et donc des dépenses avec une hypothèse de croissancede 2,5 % à laquelle personne ne croyait ?
Le Premier Ministre m’avait alors répondu que la politique volontariste du
gouvernement permettrait d’infléchir toutes les hypothèses de croissance
annoncées par les économistes. Malheureusement, les faits sont têtus, et le
déficit budgétaire et l’endettement du pays se sont accrus.
Nous avions demandéla construction d’un budget avec trois hypothèses de croissance – Charles de Courson l’a réclamé sur tous les tons lors du débat budgétaire –
cette sagesse nous aurait évité aujourd’hui de nous retrouver comme le plus mauvais élève de la classe en Europe
. Construire un budget sur des hypothèses solides est pourtant une opération de salut public. Comment peut-on en effet demander des efforts aux Français, comment peut-on les rendre responsables, comment peut-on éviter le toujours plus de la dépense publique si on ne leur dit pas qu’on n’a pas un sou ?
Les débats d’hier matin nous ont par ailleurs montré à quel point la pensée
unique qui consiste à considérer qu’on peut laisser filer indéfiniment et
impunément le déficit n’était pas sans conséquences, ni pour les perspectives de
croissance à moyen terme de la France, ni pour les populations les plus
défavorisées, ni pour les salariés du bas de l’échelle des salaires, ni pour les pays
en voie de développement qui se voient privés d’une épargne dont ils auraient
tant besoin pour leurs investissements.
J’ai surtout retenu ce chiffre effrayant
qu’à plus de 1,9 % de déficit budgétaire la France continuerait à creuser sa dette.
On voit le chemin qu’il reste à parcourir !
C’est bien par la modification profonde du système public, par l’amélioration de
son efficience, de son efficacité, par l’engagement de politiques déterminées
dans les secteurs d’avenir, créateurs de richesse, comme la recherche,
l’innovation et la formation que se trouvent les voies d’avenir qu’il nous
appartiendra de tracer.
Le second exemple est le drame des 35 heures.
Lorsque j’avais déclaré dans une interview que la loi Fillon était un « coup d’épée dans l’eau », je me souviens encore de vos regards interrogatifs. Et pourtant, nous n’avions pas rencontré un seul électeur durant la campagne électorale nous disant que les 35 heures étaientune bonne chose.
Ni les chefs d’entreprise, ni les salariés, ni le personnel médical ne nous disaient « maintenez les 35 heures ». Il y avait, j’en suis convaincu, une vraie fenêtre permettant au gouvernement de réformer les 35 heures en profondeur sans créer une agitation sociale considérable.
D’ailleurs, un
sondage paru la semaine dernière montrait que 67% des Français souhaitaient une révision ou une suppression de cette loi qui restera une pierre noire dans l’histoire de la République
.
Cette loi est une
erreur économique
. Elle fait qu’aujourd’hui la France est le pays qui travaille le moins de tous les pays occidentaux (moins de 1500 heures par an). C’est une erreur sociale, car un pays qui ne créé pas de richesse, qui ne créé pas de valeur, est un pays qui ne peut dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation de tous ou le au lancement d’un certain nombre de politiques dont tout le monde s’accorde à dire qu’elles sont prioritaires, qu’il s’agisse de la santé, des personnes âgées, ou encore de l’environnement.
C’est une erreur sociale
car elle empêche ceux quiveulent améliorer leur pouvoir d’achat de le faire. C’est enfin une
erreur budgétaire
colossale puisqu’on peut estimer que le coût pour la collectivité est d’environ 30 milliards d’euros par an.
Enfin, plus grave encore, c’est une
erreur de société
, une erreur culturelle, celle qui consiste à considérer que le travail est une aliénation, qu’il ne participe pas à la liberté de la personne et à sa libération.
Nous n’avions pas seulement critiqué, mais nous avions aussi proposé, et la proposition était simple ; elle était issue du programme de François Bayrou et je vous la rappelle : maintenir la durée légale à 35 heures, donner la bonification aux salariés de 25 % de la 35ème à la 39ème heure, ce qui aurait amélioré le pouvoir d’achat des plus bas salaires, permis à ceux qui avaient envie de travailler d’améliorer leur pouvoir d’achat, faciliter la flexibilité de l’économie, et sa capacité à faire de la croissance ; et en contrepartie, les entreprises bénéficiaient d’une exonération de cotisations sociales à due proportion de l’augmentation des coûts.
Cette solution nous l’avons proposé au Parlement, elle nous a été refusée, et pourtant elle permettait de casser la logique infernale des 35 heures sans créer la révolution.
Quand aujourd’hui, on nous dit que le drame de cet été est notamment lié à
l’application des 35 heures, les Français ne peuvent nous répondre qu’une
chose : qu’avez-vous fait depuis un an pour modifier quelque chose que vous
dénoncez alors que votre majorité a tous les pouvoirs ? Ils ne peuvent que nous
renvoyer dans nos cordes !
Troisième exemple que je voudrais vous citer : l’éducation
. Le 1er septembre 2002, aux universités d’été, bien avant les mouvements de ce printemps, François Bayrou déclarait « l’éducation et la recherche auraient du figurer au nombre des priorités énoncées du gouvernement, pour moi l’éducation ce doit être non pas une priorité, mais la priorité des priorités ; ».
Rebelote sur Europe 1 le 26 septembre 2002 ; dix de derre enfin, le 1er avril
2003, lorsque Pierre Albertini, au nom du groupe, demande un projet et une
vision pour l’éducation nationale.
Là encore, je suis désolé de le dire, nous avions raison, et je voudrais même ajouter une remarque : quel gachis, car le monde de l’éducation s’était éloigné des socialistes et avait été profondément déçu des 5 ans du gouvernement Jospin. Il y avait là une opportunité pour qu’un gouvernement de droite, généralement considéré comme hostile au monde de l’éducation puisse engager un dialogue fructueux avec celles et ceux qui attendaient un projet sur lequel nous pouvions trouver des points d’accord : acquisition des connaissances élémentaires, respect des règles et de l’autorité, apprentissage de l’écriture, de la lecture pour tous.
La fracture est à nouveau immense entre le gouvernement et le monde de
l’éducation et je vous fiche mon billet qu’il sera désormais bien difficile jusqu’en 2007 d’engager des réformes que les Français attendent et dont le pays
a besoin.
Dernier exemple
enfin que je voudrais vous citer, il me semble plus important encore que les autres.
Il fallait profiter de l’électrochoc des élections présidentielles pour engager les
réformes de fond immédiatement, sans tarder
. On m’a souvent reproché mes
déclarations selon lesquelles le gouvernement mangeait son pain blanc, et qu’il y
aurait bientôt le pain noir, que l’on faisait le plus facile plutôt que de commencer
par le plus difficile, que certes il était nécessaire d’améliorer les moyens de la
justice, de la police, de la défense, d’inscrire tout cela dans des lois de
programmation, mais il nous semblait qu’il fallait avant tout profiter de l’état de
grâce pour engager les grandes mesures que les Français attendaient et attendent
encore.
Quand on regarde l’histoire de ces trente dernières années, le meilleur
exemple étant probablement 1981 où les socialistes ont – malheureusement –
effectué toutes leurs réformes majeures en faisant siéger quasiment sans
discontinuer le parlement pendant cinq mois. Ce fut d’ailleurs l’inspiration du
gouvernement Chirac en 1986 quand il décida dans les premiers mois les
privatisations, la fin des contrôles des changes, la fin du contrôle des prix ou
encore la disparition programmée de la loi de 1948 sur le logement. » [...]
Recherche
agenda
lire la suite
Dossiers
Edito suite au décès de Raymond Barre
Edito du 25 août 2007
Merci aux lyonnais de la première circonscription qui m'ont soutenue
Edito 10 juin 2007
Merci aux lyonnais de la première circonscription qui m'ont soutenue
communiqué de presse du dimanche 10 juin 2007
Vous êtes ici :
Accueil
>
UDF
>
Archives
>
Best of : les journées parlementaires UDF 2003
Accueil
::
AM Comparini
::
Activité parlementaire
::
Circonscription
::
Sur le terrain
::
Europe
::
UDF
::
Presse
::
Blog de campagne
::
Contact