« Résultats de l’enquête auprès des médecins : le travail reste à faire pour réformer l’assurance maladie »
Les députés UDF ont envoyé au printemps un questionnaire aux médecins généralistes et spécialistes pour avoir leur sentiment sur la réforme de l’assurance maladie, et les associer à cette question stratégique pour notre pays.
Après dépouillement de 14 000 réponses, un taux unique pour ce genre d’opération qui montre le besoin d’être écoutés, on constate que 14% des médecins interrogés estiment que la réforme de l’assurance maladie est une « bonne réforme », 28% une « mauvaise réforme » et 51% jugent qu’il s’agit « d’un plan de plus ».
En outre, ils sont dubitatifs sur la mise en place d’un médecin traitant avec pour objectif de réduire les dépenses de santé, ainsi que sur la coordination entre médecine de ville et hôpital.
Ils sont 58% à estimer que le concept du médecin traitant pourrait entraîner une médecine à deux vitesses (26% pensent le contraire).
S’agissant de la contribution de un euro par consultation, ils sont 56% à la considérer comme juste, mais à 52%, ils estiment qu’elle ne sera pas de nature à responsabiliser les patients.
Analysant le mardi 27 septembre ces résultats, François Bayrou s’est félicité que l’avis des médecins confirme la position adoptée par le groupe UDF lors des débats de juillet 2004.
De plus, il a noté que la réaction des médecins traduit bien la situation actuelle de l’assurance maladie, avec un déficit record de 13,2 milliards d’euros pour 2004 et des branches qui sont pour la première fois toutes déficitaires, que la Cour des comptes a jugée préoccupante dans son dernier rapport.
Pour l’UDF, il est indispensable de remettre à plat le système de santé, ce qu’elle réclame depuis longtemps.
« La vérité est que le travail reste à faire contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement », a indiqué François Bayrou.
C’est pour cette raison que l’UDF organisera le 5 novembre à Paris puis le 14 novembre à Lyon, un colloque avec les professionnels de santé pour prolonger le dialogue et dégager des pistes d’actions.