Anne-Marie Comparini, Porte-Parole de l’UDF pour les questions européennes, a participé avec Francesco Rutelli, ancien Maire de Rome, Président de la Margarita (Fédération des Partis du Centre Italiens) et Marielle de Sarnez, Présidente du Groupe UDF au Parlement européen, à la table ronde sur l’avenir de l’Europe.
Avant de relater les propos d’AMC, il est important de souligner que l’UDF est la seule formation politique qui a tenu à réserver à cette question une place centrale dans le déroulement de cette université. Cela prouve, si besoin était, notre attachement profond sur cette question essentielle pour l’avenir de la France.
Passées les élections, nous restons mobilisés !
Pour sa part, Anne-Marie Comparini a tenu à insister sur deux points. D’abord, même si après le 29 mai, l’Europe apparaît en panne et la place de la France affaiblie, le rêve Européen mérite que l’on reprenne le combat pour poursuivre sa concrétisation.
Elle a fait ici référence à l’ouvrage du Président de la « Foundation on Economic Trends » de Washington, Jeremy Rifkin : « Le Rêve Européen. »
Ce professeur américain considère en effet que les valeurs qui sous-tendent l’idéal européen nous préparent mieux au monde tel qu’il apparaît en ce début de 21ème siècle et que le Rêve Européen éclipsera peu à peu le rêve américain qui a façonné le siècle passé.
D’abord, l’Europe, qui réunit désormais 450 millions d’habitants sur un espace comparable à celui des grandes puissances d’Asie et d’Amérique, a les moyens de peser sur le destin du monde et de promouvoir son modèle humaniste : promotion des diversités culturelles, importance de la solidarité pour harmoniser la société, qualité de vie plutôt qu’enrichissement personnel, attachement aux droits fondamentaux de la personne.
Au regard de ces éléments, AMC a donc exhorté les militants européens à rester mobilisés malgré l’échec historique du 29 mai dernier et à insister sur la tenue du sommet des chefs d’états du mois d’octobre prochain, dont Tony Blair souhaite qu’il soit celui de la refondation. Anne Marie Comparini considère que pour y parvenir, il faudra que les chefs d’état s’accordent sur le sens qu’ils entendent donner à la construction européenne en y affectant prioritairement davantage de moyens financiers et surtout qu’il ne cèdent pas à la tentation du repli des états sur leurs intérêts égoïstes pour que vive le Rêve Européen.