Chers amis,
Puisque j’ai la chance et la joie d’être de LYON, me voilà choisie pour un mot de remerciements à François Bayrou qui vient de passer deux jours dans notre ville et notre département.
A y regarder de près, il me semble que François, en voyant cette salle comble, comprend que toute notre famille politique lui exprime le plus beau merci qu’on puisse dire : venir nombreux, très nombreux, comme vous l’êtes ce soir.
Aussi, plutôt que de me lancer dans un compliment malhabile, j’ai envie de réfléchir à haute voix devant vous à ce que nous allons faire pour lui.
L’élection présidentielle, c’est indéniable, c’est la rencontre entre un candidat et le peuple. François Bayou est très présent dans les médias, sur le terrain. Pourtant, il a besoin de nous.
Besoin de nous pour relayer son projet auprès des Français. Mais surtout pour que nous parlions de ses qualités qui lui donnent, assurément, la carrure de Chef d’Etat. Comme tous mes collègues, je le vois à la réunion du mardi matin à l’Assemblée nationale où nous décortiquons l’actualité : la vie difficile des Français, la panne de l’Europe, les risques d’embrasement aux frontières de l’Europe.
Mois après mois, j’ai été frappée par sa réelle capacité à anticiper les grands enjeux qui nous attendent Et c’est bien là, la première qualité que nous demandons à un Président de la République : savoir replacer tous nos problèmes dans une vision non idéologique des défis à relever. Et ce d’autant plus que les défis sont nombreux, certains sont dangereux mais tous doivent se lire hors du clivage national/international qui ne fait plus sens. Les exemples ne manquent pas de défis à relever pour combattre notre vulnérabilité par rapport aux pays de haut niveau technologique, les pandémies et la sécurité alimentaire, la rupture d’approvisionnement en matière d’énergie, l’augmentation de la population dans les « sud » et dans le même temps, le déclin démographique en Europe.
Sa seconde qualité est sa réelle capacité à anticiper dans le même temps les souffrances et le mal-être des français : que ce soit sur la crise des classes moyennes, le logement, l’augmentation des RMIstes et du nombre des plus démunis, la précarisation de plus en plus grande pour les femmes, la situation des banlieues, l’absence d’ascenseur social dans les entreprises, les TPE et PME souvent négligées, sans oublier la dette qui ruine à l’avance nos enfants et petits-enfants. Tous sujets qu’il a traités bien avant que les sondages n’en parlent et son analyse n’est pas superficielle ni le fruit d’un copier/coller.
En outre François Bayrou est le seul à avoir la possibilité de changer la manière de gouverner. Comme moi, vous avez dû remarquer que la candidate socialiste est de gauche adroite ou à droite (vous l’écrivez comme vous voulez !) et que le candidat de l’UMP essaie gauchement de rendre sa droite plus sociale ! Mais au grand jamais ni l’un ni l’autre ne diront comme François le fait, que pour sortir de la crise sans pareil de notre démocratie, il fallait éviter le camp contre camp périmé, et faire éclater la bipolarisation sur des sujets brulants qui sont, reconnaissons-le, ni de droite ni de gauche, tels que le changement climatique, la question des énergies, le vieillissement de la population et sa protection digne ; les délocalisations et relocalisations, les migrations et aides au développement…
Le premier à proposer de nouvelles institutions, dont il va lui parler, pour que le pays renoue avec un pouvoir légitime, représentatif et en finisse avec l’impuissance.
Alors voilà, ce soir, nous entendrons un homme politique qui prend les Français au sérieux. Il n’évite pas les solutions. Il n’avance pas masqué.
C’est un travail prenant qui nous attend. Mais il faut le faire car nous devons pas à pas reconquérir la confiance des Français, et « reconquérir », le mot n’est pas faible. A 5 mois des élections présidentielles, les dernières études montrent que la confiance envers les hommes politiques est toujours au plus bas. Et personne n’est épargné : ni le gouvernement, ni l’opposition et, fait nouveau, pas même les élus locaux.
Vaincre cette perte de foi en la démocratie, c’est à cet objectif que François Bayrou veut répondre ; toutes nos forces doivent dorénavant être consacrées à François Bayrou, qui porte « la France de toutes nos forces » !