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Les 13 propositions alternatives de l’UDF au projet de loi sur l’école

 

Les 13 propositions alternatives de l’UDF au projet de loi sur l’école


 permettre à chaque élève d’acquérir un ensemble de connaissances et d’aptitudes lui permettant d’accéder à une réussite scolaire et professionnelle, en élargissant le socle de connaissances fondamentales proposé par le gouvernement : du français, des mathématiques, une langue vivante, des technologies de l’information, une culture humaniste et citoyenne, un enseignement artistique, une culture scientifique et technologique et la pratique sportive.

garantir l’accès de tous les élèves aux enseignements optionnels dans l’enseignement général, en particulier les langues vivantes, régionales et anciennes, et aux différentes filières de l’enseignement professionnel.

redéfinir la mission des enseignants, qui, au-delà de l’indispensable instruction des élèves dans le cadre de la classe, comprend aussi l’accompagnement des élèves, leur suivi individualisé, les relations avec les parents, le travail en équipe et la concertation.

améliorer la formation des enseignants : améliorer le contenu et le déroulement de la formation en IUFM (définir un cahier des charges national et des missions précises, garantir le respect de leur autonomie, bien penser l’alternance entre le terrain et la formation, accroître l’importance donnée aux aspects professionnels de la formation), préparer les enseignants à accueillir les élèves handicapés

assurer l’accompagnement des élèves en difficulté et la personnalisation des apprentissages, permettant de répondre aux difficultés dès qu’elles apparaissent, en particulier par des études accompagnées, après les heures de cours, certains jours de la semaine, où l’élève ferait ses devoirs et apprendrait ses leçons, accompagné par des personnels de l’école, enseignants à la retraite ou étudiants

donner les moyens de réussir aux élèves issus de quartiers socialement défavorisés : recentrer le dispositif des ZEP (dont les moyens, éparpillés, ont des effets imperceptibles) sur les établissements les plus en difficulté, lier l’obtention du statut de ZEP (et l’obtention de ressources temporaires, mais importantes) à un contrat d’objectifs ; permettre des mesures dérogatoires dans les établissements très difficiles. Les actions peuvent s’inspirer du travail réalisé par les groupes d’Aide à l’Insertion (GAIN) dans les lycées professionnels.

préserver les écoles rurales, écoles à classe unique ou à deux classes : assouplir les critères des seuils d’ouverture et de fermeture des classes dans les communes rurales, prendre en compte les projets de la commune favorisant le maintien de l’école (garderie, logements, bibliothèque), mieux prendre en compte la motivation des enseignants à travailler dans ces classes pour garantir la stabilité des postes, prendre en compte la dimension intercommunale

accompagner la croissance des effectifs dans les établissements d’enseignement privé sous contrat d’Etat : atteindre l’égalité du rapport entre le nombre d’enseignants ou d’heures d’enseignement et le nombre d’élèves dans les établissements d’enseignement public et ceux d’enseignement privé

mener une politique de santé à l’école, en garantissant au moins la présence d’un(e) infirmier(ère) dans chaque établissement du second degré, collège ou lycée (aujourd’hui, il existe 6 700 postes pour 8 000 établissements) et d’un médecin pour 3 000 élèves (aujourd’hui, un pour 6 500). Une plus grande cohérence avec les collectivités territoriales est à cet égard nécessaire.

prendre en compte les personnels non enseignants (personnels administratifs, techniques, ouvriers, de service, sociaux et de santé, assistants d’éducation, AVS…), qui jouent un rôle véritable dans le fonctionnement des établissements et la vie scolaire, en prévoyant leur recrutement (programmation des postes), leur formation et leur participation à l’élaboration du projet d’établissement

valoriser l’enseignement professionnel et technologique : mieux informer pour valoriser cette voie de réussite, promouvoir les réussites de l’enseignement professionnel et technologique, favoriser les partenariats (semaines de découverte, stages…) entre les collèges et les entreprises (en particulier, les PMI-PME, mieux adapter la formation aux emplois, associer les professionnels à la définition du contenu des formations, offrir la possibilité aux collégiens qui le souhaitent, dès la classe de 4ème, de choisir une formation à vocation technologique. L’orientation est une mission de l’école à part entière, cela doit être inscrit dans la loi.

dans le cadre de la réforme L-M-D, reconnaître et valider la formation dispensée dans les classes post-bac des lycées, CPGE et BTS, sous forme par exemple de conventions locales entre les lycées et les universités, s’appuyant sur une grille nationale d’attribution des ECTS

, en attribuant un nombre de postes correspondant aux effectifs d’élèves et en garantissant la situation juridique de l’enseignement par la méthode de l’immersion

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