Frédéric Poignard et AFP
Lyon Figaro 5 mars 2003.
Proposition. La députée soumet un texte à l’Assemblée
Une loi Comparini pour les retraites
La proposition de loi d’Anne-Marie Comparini, visant à permettre la retraite à taux plein avant 60 ans après quarante ans de cotisations ou la poursuite volontaire d’activité au-delà, «rejoint la philosophie du groupe», a déclaré mardi le porte-parole du groupe», a déclaré mardi le porte-parole des députés UDF, François Sauvadet.
Selon le porte-parole, cette proposition de loi, qui pourrait être examinée fin juin à l’Assemblée, «est une contribution au débat qui va s’ouvrir, ici au Parlement et dans tout le pays, et qui doit se faire sans tabou».
La députée UDF de la 1ère circonscription a déposé un texte qui vise à «permettre la liquidation à taux plein de la retraite des salariés totalisant 160 trimestres de cotisation avant soixante ans». Il s’agit, explique-t-elle, de «mettre fin à une injustice qui touche les salariés du privé ayant commencé leur activité professionnelle entre 14 et 18 ans». Proposition justifiée dans l’exposé des motifs en soulignant «la pénibilité des métiers exercés par ces salariés et qui occasionne un risque accru de détérioration de la santé dès avant l’age de 60 ans et par conséquent un risque de majorité de limitation de leur espérance de vie».
Pour Anne-Marie Comparini, son texte est «différent» de la proposition de loi PCF, qui doit être débattue le 11 mars, à l’Assemblée. «Je n’ai pas mis l’accent que sur ceux qui ont moins de 60 ans, ma proposition met l’accent sur l’âge flexible», a-t-elle souligné.
Le président du groupe PCF, Alain Bocquet, a parlé mardi de «consensus secret» sur ce dossier. «Le texte va dans le sens de notre proposition de loi. Même si on n’est pas d’accord sur l’ensemble, ça ne peut qu’aller».
«Nous y sommes toujours favorables», mais «cela fait partie d’un dispositif d’ensemble et j’espère que dans la négociation sur les retraites, si négociation il y a, cette question sera traitée, a déclaré de son côté le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault.
Au groupe UMP, on a assuré «ne pas être fermé à trouver une réponse» en ce domaine, soulignant que «pour le moment, la Constitution rend cette proposition irrecevable puisqu’elle vient augmenter à hauteur de 13 milliards d’euros le financement de la branche viellesse». «Dans la réforme que nous allons concevoir, il y aura des bonifications de retraite pour tenir compte des années supplémentaires», a affirmé son président, Jacques Barrot.
Frédéric Poignard et AFP
Lyon Figaro 5 mars 2003.