Comparini Blog

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mardi 24 avril 2007

A Marc, Damien, Sébastien, Emma, Ariane, Quentin, Caroline et les autres….

Vous êtes jeunes et vous avez été les fers de lance de la campagne de F. Bayrou. Vous avez apporté votre enthousiasme et votre cœur dans ce « combat » qui n’a pas été aisé tous les jours. Vous pouvez être fiers de la performance réalisée par votre champion. En fait, par sa candidature et les idées qu’inlassablement il a portées aux quatre coins de France, il a ouvert la porte à une nouvelle vie politique française plus démocratique et plus respectueuse.


Grâce à lui quelque chose s’est passé dimanche soir ! C’est en effet son action pour une vision moderne de la société et du monde, c’est la vôtre, que 7 millions de Français ont salué en votant pour lui dimanche dernier. Salué alors que dans le même temps ils disaient « non » à tous les partis qui n’avaient pas su s’adapter à la nouvelle société. Ce premier enseignement, gardez le à l’esprit : nos concitoyens attendent de nous aussi - quoi qu’on dise- que nous sachions anticiper les évolutions.

Gardez aussi à l’esprit les propos tenus depuis deux jours par les candidats finalistes du 2ème tour de la présidentielle. L’un et l’autre reprennent des sujets (la dette, l’Europe, l’éducation) et des attitudes (l’ouverture et la place des jeunes) sur lesquels F. Bayrou tire la sonnette d’alarme depuis longtemps. Sans lui, jamais ces sujets n’auraient tenu autant de place dans la campagne. Cet épisode nous montre qu’un élu politique trop docile à l’égard du système, ne peut porter réellement la voix de ses électeurs. Ne pas être trop soumis, peut être constructif pour l’intérêt général.

C’est parce que nous étions libres et avec pour seul maître « les Français », que nous avons réussi à porter au plus haut niveau du débat les questions de fond de leur vie : leur souhait d’une République qui les écoute, leur désir ardent d’une économie vivante au profit de tous, leur envie d’un Etat fort, efficace et stratège, garantissant une société équitable.

Gardez bien ces deux enseignements à l’esprit, ils devront nous accompagner dans les combats futurs !

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Merci et bravo à tous!

Merci et Bravo à vous, Lyonnaises et Lyonnais, qui avez voté François Bayrou à plus de 22%.

En adhérant à son projet, vous avez fait une magnifique campagne !

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mercredi 18 avril 2007

«1er tour de la Présidentielle : lettre ouverte aux indécis»

40 % de nos concitoyens seraient encore indécis quant à leur vote de dimanche prochain, au premier tour de la présidentielle…..et j’imagine que la proportion est la même parmi les bloggeurs. Alors, je voudrais essayer de les aider en dialoguant avec eux cette semaine.

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mardi 17 avril 2007

François Bayrou à Lyon : « oui au changement et à l’innovation, contre tous les conservatismes ! »

C’est face à près de 10 000 personnes – un palais des sports de Gerland archi-comble – que François Bayrou a poursuivi hier soir, à Lyon, son travail d’explication et de conviction. Contexte très particulier : les élections ne sont plus qu’à quelques jours et la proposition lancée par Michel Rocard vendredi dernier a donné l’occasion à François Bayrou d’enfoncer le clou sur les « verrouillages » à l’œuvre au sein des partis traditionnels. Il s’agissait à la fois de clarifier son positionnement : « il n’y a pas d’accord imaginable avant le premier tour ! » avant de faire preuve de sa volonté de rassembler tous les hommes et les femmes de bonne volonté pour entreprendre le redressement effectif du pays, au-delà des clivages existants. François Bayrou a notamment souligné un aspect capital : aucun parti n’est propriétaire des voix qui ont pu le propulser, à un moment ou à un autre, au devant de la scène. Très confiant sur la capacité des électeurs modérés de gauche et de droite à discerner l’opportunité consistant à rallier sa candidature qui a pour objet de faire éclater les anciens clivages, François Bayrou a insisté sur deux points qui seront certainement décisifs : tous les sondages publiés depuis des mois montrent en effet que sa candidature est la seule à être capable de faire barrage, au second tour, au danger incarné par le programme et les idées lancées par Sarkozy ; en second lieu, Bayrou est le seul à pouvoir réconcilier les Français et à pouvoir entamer une œuvre fédératrice de renouvellement de l’action publique face aux risques croissants d’antagonisation de la société française. Appel à une moralisation de la vie publique comme de la sphère économique, alors que l’honnêteté et la compétence de l’immense majorité des entrepreneurs français est entachée par la révélation récente de conditions financières scandaleuses dans lesquelles certains chefs d’entreprises se voient remerciés d’avoir mené leur société au bord de la banqueroute, priorité donnée aux budgets de l’éducation et de la recherche pour remettre la France sur la voie de l’excellence partagée, renouveau de la fonction législative et de contrôle dévolue au Parlement, voici quelques thèmes développés lors de ce discours fleuve de près de deux heures.

La réussite de ce meeting rend compte à la fois de l’adhésion croissante de l’électorat à la vision de l’avenir de notre pays défendue par François Bayrou ainsi que, certes dans une moindre mesure, de la qualité d’une organisation et d’une préparation ; je tiens notamment à saluer l’implication de dizaines de militants du Rhône qui ont tant contribué à ce succès.

La perspective de voir le vaisseau Bayrou arriver à bon port se précise ainsi à quelques jours de ce scrutin capital : achevons ensemble, par une mobilisation totale, de concrétiser l’immense espoir qu’il est, incontestablement, le seul à incarner.

jeudi 5 avril 2007

François Bayrou à Grenoble : « Je reviendrai ici entre les deux tours ! »



Poursuivant sans relâche son tour de France, François Bayrou s’est rendu lundi soir à Grenoble. Une rencontre dont le succès fut d’autant plus retentissant qu’elle fut préparée en quelques jours. Alors qu’une salle de 700 places avait été réservée, ce furent en effet plus de 2000 personnes qui se précipitèrent à l’Ambiance Café en début de soirée, illustration d’un engouement populaire incontestable. Ni l’étroitesse des lieux, ni le temps peu clément, ne suffirent à empêcher ce déferlement de Grenoblois, désireux de venir écouter un message aussi déterminé que limpide que l’on peut résumer en cette phrase : « les gens en ont définitivement marre de cette guéguerre stérile entre UMP et PS, le temps du renouveau de l’action publique est venu ! ». Participant à cet événement avec les élus locaux grenoblois, j’ai en effet pu, une nouvelle fois, sentir le décalage entre la tonalité générale des média, qui donnent l’impression de s’exténuer à vouloir annoncer le « tassement » de la popularité de François Bayrou, et l’audience réelle acquise par le discours, le projet et la personnalité même de notre candidat. Gage de confiance, le déplacement de Grenoble place notre rassemblement majeur prévu à Lyon le 16 avril sous les meilleurs auspices. Ces trois dernières semaines sont en effet cruciales pour transformer l’espérance réelle véhiculée par François Bayrou en adhésion effective via le bulletin de vote, avant d’affronter la dernière ligne droite du 6 mai !

mardi 3 avril 2007

L’ENA, reflet des conservatismes français

La proposition formulée par François Bayrou ce dimanche de supprimer l’Ecole Nationale d’Administration s’apparente d’autant moins à une blague de 1er avril que le fonctionnement de cette école témoigne des blocages de notre système politico-administratif auxquels notre candidat s’attache à vouloir remédier. A cet égard, il n’est pas surprenant de constater que la belle unanimité constatée dans les discours de réaction à cette proposition ne fait qu’illustrer le conservatisme foncier des projets concurrents. Comment expliquer en effet que cette idée, qui a été défendue de manière ponctuelle par des acteurs de tout bord depuis une quinzaine d’années, de Fabius à Madelin, sans remonter au pamphlet porté par JP Chevènement et Alain Gomez dès 1967, ait été l’objet des plus dédaigneuses critiques ces derniers jours, si ce n’est par le contexte électoral qui empêche de considérer comme intéressante et pertinente une proposition, à partir du moment où celle-ci est portée par un « adversaire » ? Pertinente, cette idée l’est à plus d’un titre ; supprimer, ou du moins réformer profondément la méthode de recrutement et de formation de l’ENA, c’est engager une véritable ouverture de la haute fonction publique à des compétences diverses dont notre pays comme notre administration ont le plus grand besoin. C’est notamment lutter contre le formatage de notre élite politico-administrative dont les ravages se font sentir de manière outrecuidante depuis un quart de siècle et contribuent à la crise actuelle. Oui, la création de l’ENA en 1945 a répondu aux besoins de refondation de notre Etat et permis d’assurer une qualité incontestable de notre haute fonction publique au cours des décennies qui ont suivi. Non, il faut arrêter de faire dépendre l’accès aux privilèges exorbitants de la détention de ce diplôme à un mode de sélection inapproprié et l’élargir, sans en renier la sélectivité, à des âges plus avancés et à des publics différents, gage de diversité comme d’intégration enrichissante d’expériences et de modes de pensée autres.

Comme l’exprimait Régis Debray dans les colonnes du Monde il y a un peu plus d’un mois, avec un mélange d’ironie et d’amertume : « Ce n’est pas un sort enviable que de monter à 23 ans dans une voiture avec chauffeur pour n’en plus sortir. L’ENA, le stage en préfecture. Puis droit sur l’Elysée. Parachutage sur une circonscription. Là, on laboure un minimum. Le blanc au zinc, le marché le dimanche.(…). Ces états de service bien enchaînés font assurément une carrière (gauche ou droite), rarement un caractère ». Car, derrière la remise en cause de l’ENA, il y a la remise en cause d’un système de castes et de collusions dangereuses entre la haute fonction publique, le personnel politique et le monde économique, quelques centaines d’heureux « élus » monopolisant le pouvoir et ayant une fâcheuse tendance à se couper de la réalité et des besoins effectifs des Français : la tournure actuelle prise par la campagne témoigne de ce découplage entre les attentes des Français et le contenu de la plupart des discours de campagne. S’attaquer à l’ENA ne résoudra évidemment pas tous les problèmes, mais c’est une pierre de plus à l’édifice, patiemment élevé par François Bayrou, de réconciliation de la classe gouvernante avec les Français.