Comparini Blog

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mercredi 28 mars 2007

Halte à la manipulation de l’idée de nation !

La campagne est en train de prendre une tournure qui ne ferait que prêter à sourire si elle ne mettait en péril les valeurs fondatrices de notre nation républicaine. Je veux évoquer, naturellement, la surenchère à laquelle se livrent les deux candidats réputés « principaux » autour de l’idée de nation et « d’identité nationale ».

Inquiétante annonce de la volonté de création d’un ministère « de l’immigration et de l’identité nationale » d’un côté, face à l’exhortation, aussi naïve que grotesque, à faire flotter le 14 juillet le drapeau tricolore aux fenêtres françaises. On cite souvent l’exemple américain ; il ne faudrait pas oublier les régimes communistes qui obligeaient, il n’y a pas encore si longtemps, les habitants à fleurir leurs balcons de rouge les jours de liesse imposée. Si tel ou tel veut faire flotter un drapeau français, quel que jour que ce soit d’ailleurs, rien de répréhensible (au contraire), mais qu’on ne l’impose pas, sinon ce qui se veut « démonstration de sentiment patriotique » se mue en démonstration du pouvoir coercitif de l’Etat, sans lien aucun avec la réalité d’un sentiment d’attachement. Quant à la liaison savamment étudiée entre « immigration » et « identité nationale », vouloir institutionnaliser celle-ci dans la dénomination même d’un ministère constitue une manœuvre lourde de sous-entendus à laquelle l’ex-ministre de l’Intérieur nous a malheureusement accoutumé, tout tendu qu’il est dans son entreprise de captage maximal de voix à n’importe quel prix.

Cette course-poursuite à laquelle nous assistons est doublement consternante : D’une part, comme toutes les surenchères, on ne sait pas où elle s’arrêtera et risque de susciter de nouvelles propositions, encore plus dangereuses dans leur application. En second lieu, comme toute course-poursuite, ce processus est de nature à précipiter notre pays dans le ravin des obsessions et des passions nationalistes.

Car une chose est d’éprouver un sentiment de respect, d’affection, voire d’amour pour son pays, mais cette inclination relève de la sphère personnelle; Une autre est de vouloir exciter le sentiment d’appartenance à une nation à travers des propositions ou des insinuations qui ne peuvent, in fine, que contribuer à la division.

Si je pense, avec François Bayrou, que les Français doivent éprouver, assez naturellement, un sentiment de fierté dans le fait d’appartenir à un pays comme la France, je désapprouve complètement ces dérives récemment constatées car je conserve une conception ouverte de notre identité nationale. Cette identité qui évolue, certes sans pour autant se diluer ni perdre sa substance.

Il ne s’agit pas de négliger les questions liées notamment à la maîtrise nécessaire des flux migratoires : mais celles-ci doivent être résolues avant tout dans le cadre d’une politique migratoire cohérente, d’ailleurs largement au niveau européen (contrôle des frontières externes de l’Union et de l’espace Schengen) et non pas dans des propositions démagogiques destinées à grapiller quelques (centaines de milliers de) voix supplémentaires. Nous considérons néanmoins avant tout que la priorité absolue est de s’attacher à régler les problèmes auxquels les habitants de France sont confrontés : chômage, bas salaires, mal logement, pauvreté, éducation à deux vitesses,… Tel est le projet de François Bayrou, qui, au lieu de s’appliquer à dresser une partie de la France contre l’autre ou à crisper les gens derrière une conception « fantasmatique » de l’identité, se veut œuvre de rassemblement et d’union autour d’objectifs communs, afin d’assurer le redressement effectif de la France.

jeudi 22 mars 2007

Le projet de François Bayrou est le seul qui permette de lutter sérieusement contre la dérive des finances publiques!

La campagne présidentielle dans le Rhône a été l’occasion d’une soirée-débat que j’ai organisée hier soir dans une salle de Sainte-Foy-les-Lyon autour de mon collègue Charles-Amédée de Courson, député de la Marne, spécialiste de la question de la dette publique et Porte-Parole de l'UDF sur les questions budgétaires.

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mardi 20 mars 2007

Une nouvelle voie est possible

Voilà plus de trois semaines que je participe tous les soirs à des cafés politiques ou des réunions organisés autour de la candidature aux présidentielles de François Bayrou. Toutes ses rencontres montrent que les Français ne se désintéressent pas, bien au contraire, de la politique et des grands dossiers qui les concernent : que ce soit les interrogations liées à la dette, au financement des retraites, à l'emploi, à l'exclusion, au réchauffement climatique ou à l’avenir du projet européen, aujourd’hui dans l’impasse, l’intérêt est manifeste. Tous ces sujets, nous le savons bien, exigent que nous sortions des moules préfabriqués, de la guerre droite-gauche dans laquelle nous sommes enfermés depuis plus d’un quart de siècle. Alors que les opposants à François Bayrou mettent en doute ses capacités à rassembler une majorité en cas d’élection, je retiens de ces moments partagés avec les Lyonnais qu’il y a une vraie attente du politique que viennent satisfaire sa proposition de gouvernement de rassemblement, sa vision de notre société et la clarté de ses engagements. En fait, l’irruption de Bayrou au centre du débat présidentiel est bien venue bouleverser le paysage politique français jusqu’ici bâti sur le vieux clivage droite-gauche. Il fait émerger un courant politique nouveau, tendu vers le règlement des problèmes plutôt que vers l’affrontement idéologique. Ne nous y trompons pas : c’est à une véritable révolution pacifique que nous sommes conviés les 22 avril et 6 mai prochain.

Anne-Marie COMPARINI

mercredi 14 mars 2007

Les jeunes avec François Bayrou : vision de la jeunesse, jeunesse de la vision

La jeunesse est particulièrement réceptive au vent de renouveau initié par François Bayrou.

J’en veux pour preuve les réunions organisées par la fédération UDF du Rhône avec les jeunes, jeudi dernier ;

Premier constat : l’affluence ; Il faut bien reconnaître que le contraste est saisissant avec le climat un peu morose qui régnait chez les jeunes UDF jusqu’à l’année dernière.

Pourquoi le discours de François Bayrou est-il si attirant auprès des jeunes ? La raison principale est probablement dans la volonté de responsabiliser chacun dans l’entreprise de redressement du pays : pas de promesse démagogique tendant à la création d’une allocation spécialement destinée aux jeune qui ne résoudrait rien, pas de paternalisme mal venu non plus… La dénonciation virulente de l’évolution désastreuse de la dette publique comme principal signe de la crise nationale contribue aussi certainement à ce que notre discours soit bien reçu chez les jeunes, tant il est vrai que l’alourdissement de la dette que nous connaissons ne fait qu’étouffer un peu plus les perspectives de croissance dont la jeunesse doit être l’une des bénéficiaires premières. En votant contre le projet du CPE au printemps dernier, les députés UDF avaient d’ailleurs bien saisi les inquiétudes d’une jeunesse se sentant malmenée par un texte mal préparé. En proposant de dynamiser l’emploi des PME par la création de deux emplois sans charges comme en voulant faciliter l’accès, si difficile de nos jours, à la location d’appartement via un système de caution publique, François Bayrou montre qu’il perçoit les besoins réels de notre jeunesse.

L’engagement croissant des jeunes derrière François Bayrou témoigne bien d’une confiance retrouvée : qu’ils soient de sensibilité de gauche ou bien déçus par l’attitude gouvernementale des cinq dernières années, ils croient au renouveau contenu dans la vision de FB et n’hésitent pas à s’engager à nos côtés. Sachons nous montrer à la hauteur de leurs attentes!

lundi 12 mars 2007

Liberté, égalité et fraternité, des valeurs retrouvées dans « projet d’espoir »

Le projet pour la France de F. Bayrou vient de sortir en librairie. Lisez-le, il explique ses engagements pour notre avenir national en les replaçant dans une vision de la France, de son peuple et de ses valeurs.

Mieux que tout commentaire, je ne peux m’empêcher de vous citer un passage : « Nous sommes un drôle de peuple, nous sommes de drôles de gens, nous les français. Nous sommes la seule nation qui ait choisi comme devise l’énonce de 3 principes moraux: liberté, égalité fraternité, qui décrivent non pas un avenir national ou une foi, mais un projet de société et de développement personnel. »

Ces trois principes sont le fil conducteur des idées de réformes concrètes et réalisables, mais plus encore des orientations qu’il nous propose ( Retrouvez ici l'essentiel des propositions de François Bayrou sur son dernier tract ) pour réunir notre pays au lieu de le diviser et changer son destin alors que nous traversons une crise comme nous n’en avons pas rencontré depuis cinquante ans.

Par la puissance mais aussi la simplicité de son écriture, en refermant la dernière page de "projet d’espoir", vous aussi vous croirez à cette France porteuse d’un projet pour son peuple mais aussi pour le reste du monde.

Anne marie COMPARINI

jeudi 8 mars 2007

Journée des femmes : l’arbre de la parité politique ne doit pas cacher la forêt des inégalités sociales et économiques.

Le 8 mars, comme chaque année, on célèbre la Femme partout dans le monde. Pour nous en France, il est beaucoup question ces temps ci, de l’accès des femmes au pouvoir par la parité politique. Très bien ! C’est important.

En novembre 2006, Dominique de Villepin avait tenu à me rencontrer avec d’autres femmes de l’Assemblée et du Sénat pour évoquer un nouveau projet de loi sur cette question. J’en ai profité pour lui redire ce que je dis depuis des années : « La progression des femmes dans notre société ne se résume pas à leur seule reconnaissance en politique. Il convient avant tout que leur rôle soit reconnu dans la vie économique. C’est une affaire de changement de mentalité ».

Cette reconnaissance passera d’abord par l’emploi et l’aide à la création d’entreprise.

Sur l’emploi. Une réalité : le temps partiel touche d’abord les femmes. 80% des personnes disposant d’un contrat à temps partiel sont des femmes qui le plus souvent élèvent leurs enfants seules. Il est urgent d’obtenir des chefs d’entreprises, qu’elles ne soient plus condamnées au temps partiel et puissent postuler en priorité et en fonction de leurs compétences aux emplois vacants à temps plein.

Il est aussi par ailleurs absolument nécessaire de soutenir et d’encourager les femmes qui font l’effort de créer leur entreprise. Toutes les études internationales nous montrent que les pays qui on comprit cela en tirent des bénéfices immédiats en terme de croissance.

A ce titre, une mesure symbolique mais lourde de sens devrait être adoptée. Elle ne coûte rien et consiste à faire comme dans le reste de l’Europe : que l’aide à la création d’entreprise au féminin ne relève plus du Ministère des Affaires sociales mais du Ministère de l’Economie.

Changement de mentalité

mardi 6 mars 2007

Le cap des 20%

Ce matin, un dernier sondage place François Bayrou à 20% des intentions de vote.

J'entends dire par certains que les sondages ne veulent rien dire, qu'il ne faut pas en tenir compte, qu'ils ne sont qu'un instantané du paysage politique à un moment donné. Bref qu’ils n'augurent rien de l'avenir et du score final des candidats en lice. Je partage ce point de vue et je préfère en effet me confronter à la réalité du terrain pour me faire une idée précise du niveau d'adhésion de mes concitoyens à la campagne initiée par François Bayrou.

Et là, je dois dire que les signes ne trompent pas.

Hier encore, j'avais demandé à Hervé Morin, notre président de groupe à l'Assemblée nationale, de participer au lancement de la campagne pour François Bayrou à Lyon. Premier signe : la traditionnelle conférence de presse. Plus de journalistes qu'à l’accoutumée et surtout leurs commentaires en off, qui en disaient plus que les meilleurs discours : "il se passe quelque chose, des gens de mon entourage me disent qu'ils voteront Bayrou ». Un autre, qu'on ne peut taxer d'être un fan de l'UDF : "qu'est-ce qu'on en sait, ça se trouve Bayrou est encore plus haut que les sondages l'indiquent !"

Deuxième signe : la réunion publique; Nous l'avions organisé à la Voile (quel beau symbole) sur les quais de Saône. Salle pleine, plus de 400 personnes. Beaucoup de gens que nous avions perdu de vue. De belles retrouvailles ! Surtout des gens qui y croyaient et un flot ininterrompu de questions pendant plus de deux heures! Des questions sur les premières mesures envisagées une fois élus et non plus la question déjà usée du : « que ferez-vous le soir du premier tour ? » En un mot, les sondages corroborent les réalités du terrain. Cette réalité, elle est criante, pour peu que l’on ait des yeux pour voir et des oreilles pour écouter. On pourrait la résumer ainsi : "nous ne pouvons poursuivre la politique telle qu’elle est menée dans ce pays depuis 25 ans. Bayrou apparaît désormais comme une solution crédible pour sortir notre pays de l’ornière dans lequel il se trouve».

La voile du renouveau, gonflée par la volonté de changement, nous permet d’entrevoir désormais une arrivée au port dans les meilleures conditions : notre cap de Bonne-Espérance étant franchi, ce n’est pas le moment de relâcher l’écoute, ni nos efforts.

lundi 5 mars 2007

Bienvenue!

Voilà plus de cinq ans que j’ai initié mon site internet ; Il m’a permis de vous tenir informés de mon action de députée du Rhône et de renforcer ma proximité avec tous les internautes, essentiellement lyonnais, qui souhaitaient me faire part en direct de leur interrogations ou d’une demande sur un point précis.

Aujourd’hui, par le lancement de ce blog, je souhaite vous associer plus étroitement encore alors que la campagne présidentielle nous procure un formidable moment de démocratie et de dialogue.

Donner son avis, écouter celui des autres, créer un espace de communication : telle est la raison d’être d’un blog.

Un blog tel que celui-ci, doit permettre à ceux qui y participeront, permettra d’exprimer à loisir et de développer un programme, des idées politiques. Il permet également à chacun de manifester, de préciser son positionnement sur telle ou telle question donnée. Il y a ensuite le plaisir - et peut-être le besoin - de communiquer avec les autres, d'échanger des idées ou des conseils, de partager ses connaissances. Rencontrer des personnes de régions, d'âges, de professions, de couches sociales et de profils très différents est pour moi l'un des grands avantages des blogs.

Chaque semaine, je vous parlerai franchement d’un sujet précis, à partir d’un thème de campagne, d’un évènement ou d’une réflexion spécifique, en sollicitant votre réaction.

Vos remarques enrichiront ma réflexion en approfondissant ma connaissance de vos attentes et de vos préoccupations, au-delà de l’enchaînement précipité des manifestations médiatiques.

C’est pourquoi je tiens dès à présent à vous remercier pour le temps que vous consacrerez à l’alimentation de cet espace de dialogue qui sera régulièrement actualisé.

Anne-Marie COMPARINI

Un vrai débat

En faisant un retour sur deux mois de pré-campagne, je remarque que grâce à la candidature de François Bayrou, les Français s’engagent dans un vrai débat pour leur avenir.

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