Le projet de François Bayrou est le seul qui permette de lutter sérieusement contre la dérive des finances publiques!
Par Anne-Marie Comparini, jeudi 22 mars 2007 à 10:49 :: General :: #12 :: rss
La campagne présidentielle dans le Rhône a été l’occasion d’une soirée-débat que j’ai organisée hier soir dans une salle de Sainte-Foy-les-Lyon autour de mon collègue Charles-Amédée de Courson, député de la Marne, spécialiste de la question de la dette publique et Porte-Parole de l'UDF sur les questions budgétaires.
Durant près de trois heures et face à un auditoire composé de 300 personnes, Charles a présenté avec un mélange de clarté et d’expertise le diagnostic très préoccupant de la situation financière de notre pays avant de présenter les mesures prévues par François Bayrou pour sortir la France de l’ornière dans laquelle un quart de siècle de laxisme budgétaire l’a conduite. Il a notamment souligné le fait que le projet de François Bayrou, contrairement à celui de ses deux principaux concurrents, ne veut en aucun cas céder à la facilité de la dépense publique effrénée pour contenter la diversité des publics électeurs : ce projet est au contraire marqué par une modération des dépenses que les meilleurs experts ont salué, puisqu’au lieu d’envisager un surcroît de dépenses de 50 ou 60 milliards d’euros comme le font Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le projet de François Bayrou comporte des engagements inférieurs à 20 milliards d’euros. Comme l’a déclaré lui-même Charles de Courson : « les projets concurrents ne sont pas sérieux ! Face à la crise financière dans laquelle se trouve plongé notre pays, nos concitoyens méritent un positionnement de sincérité qui impose de constater que nous ne pouvons plus nous permettre de laisser filer la dette et les déficits publics comme l’ont fait l’ensemble des gouvernements depuis 25 ans ».
Le projet de réduction progressive des déficits publics est ainsi, comme l’a révélé l’exposé du député champenois, composé de cinq volets majeurs : - réforme du système des retraites, avec un alignement progressif des régimes spéciaux sur le régime général de la fonction publique et la convergence concomitante de celui-ci sur le régime des salariés du secteur privé - réforme de l’assurance-maladie qui responsabilise tous les acteurs du système, des assurés aux praticiens et mette en place une réorganisation du secteur hospitalier (public et privé) - simplification de l’organisation administrative française, si riche en structures redondantes particulièrement coûteuses, avec un projet majeur de regroupement des départements et régions en une seule structure institutionnelle - réforme de l’Etat qui implique le développement de l’efficacité et la récompense au mérite - réforme du financement de la protection sociale, enfin : il s’agit de mettre fin au financement quasi-exclusif de cette protection sociale par la fiscalité et les prélèvements sur le travail en refondant la fiscalité ; cette réforme pourrait s’appuyer sur différents scénarios : hausse de la CSG, introduction d’une taxe carbone sur les énergies les plus polluantes et/ou création d’une TVA sociale assurant une protection aux productions nationales et européennes.
Le témoignage de Charles de Courson a une nouvelle fois rendu compte de la détermination de François Bayrou à lutter contre la facilité du recours aux déficits publics et à considérer les citoyens comme des individus responsables qui ne se laissent pas bercer par des promesses aussi mirifiques qu’intenables. Poursuivons cette entreprise de pédagogie et d’éclairage des véritables enjeux face aux manœuvres démagogiques qui n’ont pour raison d’être que de « caresser l’électeur dans le sens du poil » !
Commentaires
1. Le lundi 26 mars 2007 à 14:18, par PATRIA
2. Le mardi 27 mars 2007 à 12:04, par Amoroso
3. Le mercredi 28 mars 2007 à 08:16, par Tintin
4. Le mercredi 28 mars 2007 à 12:06, par max
5. Le vendredi 30 mars 2007 à 10:40, par Anne-Marie Comparini
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