Comparini Blog

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mercredi 4 juillet 2007

Politique et respect de l'autre

« Les élus du Conseil régional condamnent avec la plus grande fermeté les propos inqualifiables tenus par M. Patrick DEVEDJIAN, secrétaire général de l’UMP, à l’encontre d’Anne-Marie COMPARINI, conseillère régionale et ancienne présidente de la Région. Ils tiennent à affirmer leur solidarité avec leur collègue et à rappeler que le débat public n’a rien à gagner à ce type d’attitude et de déclaration qui déshonore leur auteur autant qu’il pollue le dialogue républicain ». Telle est la motion qui a été adoptée vendredi dernier en Assemblée plénière régionale par l’ensemble des élus régionaux à l’exception notable des membres du groupe FN et de ceux de l’UMP (hormis quatre élues de cette formation qui ont soutenu la motion concernée). La déclaration de M. DEVEDJIAN ne serait que piteusement anecdotique si elle ne témoignait pas du maintien de stratégies de dénigrement qui contredisent l’esprit d’ouverture si fréquemment invoqué ces temps-ci, tant il est vrai que la notion « d’ouverture » est inséparable de celle de « respect de l’autre ».

Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont adressé un message de solidarité à l'occasion de cette déplorable affaire.

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jeudi 7 juin 2007

Après les dérives du bipartisme, les charmes d’une Assemblée monocolore ? Pour une mobilisation de chacun contre la concentration excessive des pouvoirs

La cause semble entendue : la victoire de la majorité présidentielle est acquise, reste à en déterminer l’ampleur. 70, 80% ? Aucun parti sous la Ve République, même aux plus glorieuses heures du gaullisme ou du mitterrandisme, n’aura détenu à lui seul une majorité de sièges aussi écrasante. La vague de 1993 était en effet portée par deux partis (RPR et UDF).

Entendons-nous bien : disposer d’une majorité est nécessaire pour lancer des réformes qui ne le sont pas moins ; les épisodes de cohabitation ont engendré plus de confusion que de construction. Mais le phénomène que nous vivons ces dernières semaines est tout autre : il s’agit de la plus excessive entreprise de concentration des pouvoirs aux mains d’un seul homme, si bien que Matignon comme les ministères se profilent de plus en plus comme des succursales de l’Elysée, chargées de la seule exécution de mesures préparées « au château ».

De plus, comme on n’attrape pas les électeurs avec du vinaigre, la grande parade des effets d’annonce et des cadeaux fiscaux n’est pas près d’être enrayée, de manière à atteindre le seul but : obtenir le maximum de sièges et juguler par tous les moyens – comme j’en ai fait l’expérience avec le contenu de la profession de foi « initialement proposée » par mon adversaire – toute tentative de voie indépendante et libre. La création d’un parti-croupion comme le Nouveau Centre en témoigne.

Après avoir subi les méfaits du bipartisme stérile, les Français sont-ils prêts à accepter les ravages du quasi-parti unique, en termes de représentation parlementaire, qui nous est promis ??? Je le dis et je le répète : n’ayant jamais eu pour vocation de paralyser l’activité gouvernementale, je ne me sens guidée que par le souci d’exercer mon rôle de parlementaire, c’est-à-dire de garder la liberté et la faculté de discuter, voire d’amender, les textes de loi qui sont proposés, avant d’émettre un vote qui varie non pas en fonction de l’identité de « l’émetteur » mais de la qualité et de l’utilité du texte lui-même.

Je compte sur la maturité et le discernement des électeurs de la 1ère circonscription de Lyon pour m’aider à écarter la menace d’un Parlement monocolore qui ne saurait être en mesure de garantir un réel débat démocratique et d’apporter les réformes justes qui sont attendues.

Le meeting d’hier soir autour de François BAYROU, avec plus d’un millier de participants, m’a convaincue que cette mobilisation était en bonne voie.

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lundi 4 juin 2007

Le nouveau souffle du débat public

Ce qui me frappe dans les rencontres que j’effectue à un rythme quotidien ces dernières semaines, arpentant les différents quartiers de ma circonscription, des Etats-Unis à Vaise, en passant par Gerland, le Vieux-Lyon et le Point du Jour, ce n’est pas l’affluence : celle-ci est certes satisfaisante, plus d’une trentaine de participants à chaque débat, mais ce qui me marque le plus c’est la qualité du dialogue qui se développe avec et entre ces personnes qui ont choisi de venir parler librement de leurs attentes, de leurs craintes et de leurs espoirs. Qualité des questionnements, qualité des interventions, qualité du rapport à l’autre : notre dialogue s’enrichit jour après jour, à la faveur de cette culture retrouvée de l’échange qui exclut la polémique, l’outrance et l’agressivité. Une modération d’autant plus remarquable que cette assistance est marquée par une grande diversité, dans les parcours, dans les âges, dans les situations professionnelles. Cette modération, qui n’exclut en rien la fermeté des convictions, témoigne d’une évolution capitale de ce que j’appellerai « l’état d’esprit public » : elle renvoie probablement à une prise de conscience récente selon laquelle la stratégie de l’affrontement et du manichéisme n’est plus adaptée à l’ampleur de défis auxquels la France se trouve confrontée. Je me réjouis de cette évolution, persuadée que, tôt ou tard, ce nouveau souffle apporté au débat public, et auquel j’apporte ma modeste contribution, influera favorablement sur la pratique même de notre régime démocratique.

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vendredi 25 mai 2007

La "longue marche" de la rénovation politique est entamée!

La réunion organisée hier soir au Zénith de Paris autour des candidats de l’UDF-Modem aux élections législatives a permis de prendre la mesure d’un engouement qui n’est pas prêt de s’essouffler et dont témoigne sans conteste la vague des adhésions déjà reçues : plus de 75 000 sont en effet déjà enregistrées. François Bayrou a souligné sa volonté de susciter le rassemblement des femmes et des hommes de bonne volonté, dégagés des affrontements stériles, en l’opposant à la mode actuelle du « ralliement », minutieusement préparée et appliquée par les partisans du Président élu, qui, si elle donne l’illusion d’une ouverture de la majorité présidentielle, ne fait que répondre à une stratégie de séduction pré-électorale, servie de surcroît par les appétits traditionnels d’un personnel politique en mal de reconnaissance. Il s’agit bien d’organiser le rassemblement, la mobilisation des Français autour d’objectifs communs, de susciter les réformes nécessaires et attendues comme de rester vigilant face au contenu de certaines réformes qui s’esquissent et qui manifestement seront difficiles à supporter, notamment par ceux qui ont déjà du mal à boucler leurs fins de mois, comme en témoigne le projet actuel de « franchise médicale ». Continuer aussi d’alerter nos concitoyens sur la nécessité de réduire les déficits publics, alors que la majorité présidentielle semble à nouveau encline à laisser filer la dette en se privant des moyens de garantir le retour à l’équilibre budgétaire, puisqu’elle envisage de multiplier certains allègements controversés de la fiscalité (question du bouclier fiscal). L’UDF-Modem a ainsi toute sa place dans le débat public pour porter la voix d’un nombre considérable de citoyens qui ne se retrouvent pas dans l’affrontement binaire qui a tant entravé au cours des dernières décennies la résolution des problèmes auxquels se trouvait confrontée, et que continue de subir, notre société. Voie périlleuse, mais voie nécessaire qui se manifestera dès les élections des 10 et 17 juin, en attendant de nouveaux rendez-vous qui permettront probablement d’enraciner encore plus profondément notre mouvement.

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mardi 15 mai 2007

Anne-Marie COMPARINI: discours économie (économie)

mercredi 9 mai 2007

« Contre les majorités bétonnées, la voie nouvelle d’un Parlement rénové ».

J’ai lancé ce matin ma candidature aux élections législatives pour obtenir le renouvellement de la confiance que les électeurs de la 1ère circonscription de Lyon m’ont accordée il y a maintenant cinq ans. La présence d’une vingtaine de journalistes a rendu compte de l’intérêt de ma démarche ; une démarche qui s’inscrit dans une fidélité à un mouvement qui se veut dégagé du manichéisme bipartisan : l’ampleur des suffrages recueillis par François Bayrou le 22 avril, près de 7 millions de Françaises et de Français, témoigne sans conteste de la pertinence de ce positionnement.

Mon combat est avant tout lié à une volonté de restauration du pouvoir du Parlement contre les travers d’une « assemblée de godillots ». Mon initiative est également en phase avec la tradition lyonnaise de modération que je veux porter face au risque patent de voir dressée une France contre l’autre. Il s’agit bien de faire fructifier l’espérance de renouvellement de l’action publique révélée durant la campagne présidentielle: c’est pourquoi je m’engage faire primer l’intérêt général sur toute autre considération en portant votre voix au Parlement, convaincue que la seule alliance qui vaille, bien au-delà des combines d’états-majors politiques, c’est celle qui se noue entre un candidat et ses électeurs.

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jeudi 3 mai 2007

Ce que dit Anne-Marie Comparini sur le vote du 6 mai

Anne-Marie COMPARINI a estimé que le débat d’hier soir, donnait l’impression de prises de paroles parallèles avec beaucoup de promesses qui vont aggraver l’endettement et avec deux candidats qui lui sont apparus comme l’émanation de blocs antagonistes sur la vision qui anime leurs programmes.

Dans ces conditions d’affrontement, l’émergence de l’UDF comme troisième force politique, libre de toute considération partisane, est plus que jamais à ses yeux nécessaire pour mener les réformes dont notre Pays a un urgent besoin, car c’est par des efforts équitables et partagés par tous qu’il y parviendra.

Dans ce contexte, elle a indiqué qu’elle ne donnerait pas de consignes de vote car les lyonnais sont libres de leur choix ; c’est d’ailleurs tout l’esprit de la relation que François Bayrou a créée avec eux au cours de la campagne présidentielle.

A titre personnel, elle votera blanc ; un vote qui signifie que ce n’est pas dans l’opposition systématique mais dans le rassemblement, prôné par l’UDF, que la France sera remise d’aplomb.

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mardi 24 avril 2007

A Marc, Damien, Sébastien, Emma, Ariane, Quentin, Caroline et les autres….

Vous êtes jeunes et vous avez été les fers de lance de la campagne de F. Bayrou. Vous avez apporté votre enthousiasme et votre cœur dans ce « combat » qui n’a pas été aisé tous les jours. Vous pouvez être fiers de la performance réalisée par votre champion. En fait, par sa candidature et les idées qu’inlassablement il a portées aux quatre coins de France, il a ouvert la porte à une nouvelle vie politique française plus démocratique et plus respectueuse.


Grâce à lui quelque chose s’est passé dimanche soir ! C’est en effet son action pour une vision moderne de la société et du monde, c’est la vôtre, que 7 millions de Français ont salué en votant pour lui dimanche dernier. Salué alors que dans le même temps ils disaient « non » à tous les partis qui n’avaient pas su s’adapter à la nouvelle société. Ce premier enseignement, gardez le à l’esprit : nos concitoyens attendent de nous aussi - quoi qu’on dise- que nous sachions anticiper les évolutions.

Gardez aussi à l’esprit les propos tenus depuis deux jours par les candidats finalistes du 2ème tour de la présidentielle. L’un et l’autre reprennent des sujets (la dette, l’Europe, l’éducation) et des attitudes (l’ouverture et la place des jeunes) sur lesquels F. Bayrou tire la sonnette d’alarme depuis longtemps. Sans lui, jamais ces sujets n’auraient tenu autant de place dans la campagne. Cet épisode nous montre qu’un élu politique trop docile à l’égard du système, ne peut porter réellement la voix de ses électeurs. Ne pas être trop soumis, peut être constructif pour l’intérêt général.

C’est parce que nous étions libres et avec pour seul maître « les Français », que nous avons réussi à porter au plus haut niveau du débat les questions de fond de leur vie : leur souhait d’une République qui les écoute, leur désir ardent d’une économie vivante au profit de tous, leur envie d’un Etat fort, efficace et stratège, garantissant une société équitable.

Gardez bien ces deux enseignements à l’esprit, ils devront nous accompagner dans les combats futurs !

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Merci et bravo à tous!

Merci et Bravo à vous, Lyonnaises et Lyonnais, qui avez voté François Bayrou à plus de 22%.

En adhérant à son projet, vous avez fait une magnifique campagne !

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mercredi 18 avril 2007

«1er tour de la Présidentielle : lettre ouverte aux indécis»

40 % de nos concitoyens seraient encore indécis quant à leur vote de dimanche prochain, au premier tour de la présidentielle…..et j’imagine que la proportion est la même parmi les bloggeurs. Alors, je voudrais essayer de les aider en dialoguant avec eux cette semaine.

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mardi 17 avril 2007

François Bayrou à Lyon : « oui au changement et à l’innovation, contre tous les conservatismes ! »

C’est face à près de 10 000 personnes – un palais des sports de Gerland archi-comble – que François Bayrou a poursuivi hier soir, à Lyon, son travail d’explication et de conviction. Contexte très particulier : les élections ne sont plus qu’à quelques jours et la proposition lancée par Michel Rocard vendredi dernier a donné l’occasion à François Bayrou d’enfoncer le clou sur les « verrouillages » à l’œuvre au sein des partis traditionnels. Il s’agissait à la fois de clarifier son positionnement : « il n’y a pas d’accord imaginable avant le premier tour ! » avant de faire preuve de sa volonté de rassembler tous les hommes et les femmes de bonne volonté pour entreprendre le redressement effectif du pays, au-delà des clivages existants. François Bayrou a notamment souligné un aspect capital : aucun parti n’est propriétaire des voix qui ont pu le propulser, à un moment ou à un autre, au devant de la scène. Très confiant sur la capacité des électeurs modérés de gauche et de droite à discerner l’opportunité consistant à rallier sa candidature qui a pour objet de faire éclater les anciens clivages, François Bayrou a insisté sur deux points qui seront certainement décisifs : tous les sondages publiés depuis des mois montrent en effet que sa candidature est la seule à être capable de faire barrage, au second tour, au danger incarné par le programme et les idées lancées par Sarkozy ; en second lieu, Bayrou est le seul à pouvoir réconcilier les Français et à pouvoir entamer une œuvre fédératrice de renouvellement de l’action publique face aux risques croissants d’antagonisation de la société française. Appel à une moralisation de la vie publique comme de la sphère économique, alors que l’honnêteté et la compétence de l’immense majorité des entrepreneurs français est entachée par la révélation récente de conditions financières scandaleuses dans lesquelles certains chefs d’entreprises se voient remerciés d’avoir mené leur société au bord de la banqueroute, priorité donnée aux budgets de l’éducation et de la recherche pour remettre la France sur la voie de l’excellence partagée, renouveau de la fonction législative et de contrôle dévolue au Parlement, voici quelques thèmes développés lors de ce discours fleuve de près de deux heures.

La réussite de ce meeting rend compte à la fois de l’adhésion croissante de l’électorat à la vision de l’avenir de notre pays défendue par François Bayrou ainsi que, certes dans une moindre mesure, de la qualité d’une organisation et d’une préparation ; je tiens notamment à saluer l’implication de dizaines de militants du Rhône qui ont tant contribué à ce succès.

La perspective de voir le vaisseau Bayrou arriver à bon port se précise ainsi à quelques jours de ce scrutin capital : achevons ensemble, par une mobilisation totale, de concrétiser l’immense espoir qu’il est, incontestablement, le seul à incarner.

jeudi 5 avril 2007

François Bayrou à Grenoble : « Je reviendrai ici entre les deux tours ! »



Poursuivant sans relâche son tour de France, François Bayrou s’est rendu lundi soir à Grenoble. Une rencontre dont le succès fut d’autant plus retentissant qu’elle fut préparée en quelques jours. Alors qu’une salle de 700 places avait été réservée, ce furent en effet plus de 2000 personnes qui se précipitèrent à l’Ambiance Café en début de soirée, illustration d’un engouement populaire incontestable. Ni l’étroitesse des lieux, ni le temps peu clément, ne suffirent à empêcher ce déferlement de Grenoblois, désireux de venir écouter un message aussi déterminé que limpide que l’on peut résumer en cette phrase : « les gens en ont définitivement marre de cette guéguerre stérile entre UMP et PS, le temps du renouveau de l’action publique est venu ! ». Participant à cet événement avec les élus locaux grenoblois, j’ai en effet pu, une nouvelle fois, sentir le décalage entre la tonalité générale des média, qui donnent l’impression de s’exténuer à vouloir annoncer le « tassement » de la popularité de François Bayrou, et l’audience réelle acquise par le discours, le projet et la personnalité même de notre candidat. Gage de confiance, le déplacement de Grenoble place notre rassemblement majeur prévu à Lyon le 16 avril sous les meilleurs auspices. Ces trois dernières semaines sont en effet cruciales pour transformer l’espérance réelle véhiculée par François Bayrou en adhésion effective via le bulletin de vote, avant d’affronter la dernière ligne droite du 6 mai !

mardi 3 avril 2007

L’ENA, reflet des conservatismes français

La proposition formulée par François Bayrou ce dimanche de supprimer l’Ecole Nationale d’Administration s’apparente d’autant moins à une blague de 1er avril que le fonctionnement de cette école témoigne des blocages de notre système politico-administratif auxquels notre candidat s’attache à vouloir remédier. A cet égard, il n’est pas surprenant de constater que la belle unanimité constatée dans les discours de réaction à cette proposition ne fait qu’illustrer le conservatisme foncier des projets concurrents. Comment expliquer en effet que cette idée, qui a été défendue de manière ponctuelle par des acteurs de tout bord depuis une quinzaine d’années, de Fabius à Madelin, sans remonter au pamphlet porté par JP Chevènement et Alain Gomez dès 1967, ait été l’objet des plus dédaigneuses critiques ces derniers jours, si ce n’est par le contexte électoral qui empêche de considérer comme intéressante et pertinente une proposition, à partir du moment où celle-ci est portée par un « adversaire » ? Pertinente, cette idée l’est à plus d’un titre ; supprimer, ou du moins réformer profondément la méthode de recrutement et de formation de l’ENA, c’est engager une véritable ouverture de la haute fonction publique à des compétences diverses dont notre pays comme notre administration ont le plus grand besoin. C’est notamment lutter contre le formatage de notre élite politico-administrative dont les ravages se font sentir de manière outrecuidante depuis un quart de siècle et contribuent à la crise actuelle. Oui, la création de l’ENA en 1945 a répondu aux besoins de refondation de notre Etat et permis d’assurer une qualité incontestable de notre haute fonction publique au cours des décennies qui ont suivi. Non, il faut arrêter de faire dépendre l’accès aux privilèges exorbitants de la détention de ce diplôme à un mode de sélection inapproprié et l’élargir, sans en renier la sélectivité, à des âges plus avancés et à des publics différents, gage de diversité comme d’intégration enrichissante d’expériences et de modes de pensée autres.

Comme l’exprimait Régis Debray dans les colonnes du Monde il y a un peu plus d’un mois, avec un mélange d’ironie et d’amertume : « Ce n’est pas un sort enviable que de monter à 23 ans dans une voiture avec chauffeur pour n’en plus sortir. L’ENA, le stage en préfecture. Puis droit sur l’Elysée. Parachutage sur une circonscription. Là, on laboure un minimum. Le blanc au zinc, le marché le dimanche.(…). Ces états de service bien enchaînés font assurément une carrière (gauche ou droite), rarement un caractère ». Car, derrière la remise en cause de l’ENA, il y a la remise en cause d’un système de castes et de collusions dangereuses entre la haute fonction publique, le personnel politique et le monde économique, quelques centaines d’heureux « élus » monopolisant le pouvoir et ayant une fâcheuse tendance à se couper de la réalité et des besoins effectifs des Français : la tournure actuelle prise par la campagne témoigne de ce découplage entre les attentes des Français et le contenu de la plupart des discours de campagne. S’attaquer à l’ENA ne résoudra évidemment pas tous les problèmes, mais c’est une pierre de plus à l’édifice, patiemment élevé par François Bayrou, de réconciliation de la classe gouvernante avec les Français.

mercredi 28 mars 2007

Halte à la manipulation de l’idée de nation !

La campagne est en train de prendre une tournure qui ne ferait que prêter à sourire si elle ne mettait en péril les valeurs fondatrices de notre nation républicaine. Je veux évoquer, naturellement, la surenchère à laquelle se livrent les deux candidats réputés « principaux » autour de l’idée de nation et « d’identité nationale ».

Inquiétante annonce de la volonté de création d’un ministère « de l’immigration et de l’identité nationale » d’un côté, face à l’exhortation, aussi naïve que grotesque, à faire flotter le 14 juillet le drapeau tricolore aux fenêtres françaises. On cite souvent l’exemple américain ; il ne faudrait pas oublier les régimes communistes qui obligeaient, il n’y a pas encore si longtemps, les habitants à fleurir leurs balcons de rouge les jours de liesse imposée. Si tel ou tel veut faire flotter un drapeau français, quel que jour que ce soit d’ailleurs, rien de répréhensible (au contraire), mais qu’on ne l’impose pas, sinon ce qui se veut « démonstration de sentiment patriotique » se mue en démonstration du pouvoir coercitif de l’Etat, sans lien aucun avec la réalité d’un sentiment d’attachement. Quant à la liaison savamment étudiée entre « immigration » et « identité nationale », vouloir institutionnaliser celle-ci dans la dénomination même d’un ministère constitue une manœuvre lourde de sous-entendus à laquelle l’ex-ministre de l’Intérieur nous a malheureusement accoutumé, tout tendu qu’il est dans son entreprise de captage maximal de voix à n’importe quel prix.

Cette course-poursuite à laquelle nous assistons est doublement consternante : D’une part, comme toutes les surenchères, on ne sait pas où elle s’arrêtera et risque de susciter de nouvelles propositions, encore plus dangereuses dans leur application. En second lieu, comme toute course-poursuite, ce processus est de nature à précipiter notre pays dans le ravin des obsessions et des passions nationalistes.

Car une chose est d’éprouver un sentiment de respect, d’affection, voire d’amour pour son pays, mais cette inclination relève de la sphère personnelle; Une autre est de vouloir exciter le sentiment d’appartenance à une nation à travers des propositions ou des insinuations qui ne peuvent, in fine, que contribuer à la division.

Si je pense, avec François Bayrou, que les Français doivent éprouver, assez naturellement, un sentiment de fierté dans le fait d’appartenir à un pays comme la France, je désapprouve complètement ces dérives récemment constatées car je conserve une conception ouverte de notre identité nationale. Cette identité qui évolue, certes sans pour autant se diluer ni perdre sa substance.

Il ne s’agit pas de négliger les questions liées notamment à la maîtrise nécessaire des flux migratoires : mais celles-ci doivent être résolues avant tout dans le cadre d’une politique migratoire cohérente, d’ailleurs largement au niveau européen (contrôle des frontières externes de l’Union et de l’espace Schengen) et non pas dans des propositions démagogiques destinées à grapiller quelques (centaines de milliers de) voix supplémentaires. Nous considérons néanmoins avant tout que la priorité absolue est de s’attacher à régler les problèmes auxquels les habitants de France sont confrontés : chômage, bas salaires, mal logement, pauvreté, éducation à deux vitesses,… Tel est le projet de François Bayrou, qui, au lieu de s’appliquer à dresser une partie de la France contre l’autre ou à crisper les gens derrière une conception « fantasmatique » de l’identité, se veut œuvre de rassemblement et d’union autour d’objectifs communs, afin d’assurer le redressement effectif de la France.

jeudi 22 mars 2007

Le projet de François Bayrou est le seul qui permette de lutter sérieusement contre la dérive des finances publiques!

La campagne présidentielle dans le Rhône a été l’occasion d’une soirée-débat que j’ai organisée hier soir dans une salle de Sainte-Foy-les-Lyon autour de mon collègue Charles-Amédée de Courson, député de la Marne, spécialiste de la question de la dette publique et Porte-Parole de l'UDF sur les questions budgétaires.

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